‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 165 sur 221 · LF. COEUR DE MARIE ET LE CŒÏUU DE JÉSUS · texte numérisé non relu

LF. COEUR DE MARIE ET LE CŒÏUU DE JÉSUS

excellemment le Cœur de Marie, lequel est la vraie harpe du véritable David, c'est-à-dire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Car c'est lui-même qui l'a faite de sa propre main. C'est lui seul qui la possède et l'a toujoiirs possédée. Jamais [elh'j n'a été en d'autre main qu'en ia sienne ; jamais [elle] n'a été touchée d'autres doigts que des siens, parce que ce Cœur virginal n'a jamais eu aucuns sentiments, ni affections, ni mouvements que ceux qui lui ont été donnés par le Saint-Esprit.

« Les cordes de cette harpe, ce sont toutes les vertus du Cœur de Marie, spécialement sa foi, son espérance, son amour vers Dieu, sa charité vers le prochain, sa religion, son humilité, sa pureté, son obéissance, sa patience, sa haine contre le péché, son affection pour la croix et sa miséricorde. Douze cordes sur lesquelles le divin Espiit a fait résonner aux oreilles du Père étt rnel une si merveilleuse harmonie, et (les cantiques d'amour si mélodieux, qu'en étant tout charmé, il a oublié toutes les colères qu'il avait contre les pécheurs, a quitté les foudres dont il était armé pour les perdre, et a donné son propre Fils pour les sauver (i). »

Et le Bienheureux continùie ce gracieux tableau en décrivant l'usage que le E'ils de Dieu a fait de sa harpe et les cantiques mélodieux qu'il lui a fnit chanter.

L'abondante communication que Jésus fil à Marie du divin Esprit qui l'animait, jointe à la docilité

i. Cœur athnirable, liv. 3, ch. 2.

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qu'elle apporta, de son côté, à se laisser conduire par lui, eul pour résultat d'établir entre le Cœur du Fils et celui de la Mère une admirable conformité. Les pensées, les affectious, les vertus, les joies, les douleurs du Cœur de Jésus devinrent celles du Cœur de Marie, à tel point qu'entre ces deux cœurs il n'y eut jamais, comme dit le P. Eudes, qu'une seule et même ^ie (1).

Le Bienheureux a exprimé cette pensée de bien des manières.

Parfois il dit simplement que Marie se conformait en tout à la volonté de son divin Fils.

« N'ayant qu'un cœur, qu'une àme. qu'un esprit et qu'une volonté avec Jésus, écrit-il, Marie voulait tout ce qu'il voulait, elle faisait et elle souffrait en quelque façon avec lui et en lui tout ce qu'il faisait et tout ce qu'il souffrait (2). »

Ailleurs il nous montre le Cœur de Marie « tout transformé au Cœur de Jésus (3). »

D'autres fois, pour mieux rendre sa pensée, il a recours à des images ^ariées, et le Cœur de Marie nous est présenté comme un miroir où se réfléchissent toutes les vertus du Cœur de Jésus, un écho qui en répète fidèlement toutes les émotions, une harpe qui vibre toujours à lunis.son avec lui.

" Le Cœur de la Mère du Sauveur, dit le Bienheureux, est comme un divin miroir, dans lequel son

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