‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 164 sur 221 · liTUDt: DOCTBI.NAI.E · texte numérisé non relu

liTUDt: DOCTBI.NAI.E

être en quelque manière notre esprit et notre cœur, et, d'autie part, à la docilité avec laquelle nous nous laissons conduire par ce divin Esprit. Or, il n'est personne à qui Jésus ait communiqué son Esprit avec autant de plénitude qu'à la très Sainte Vierge. Elle en fut remplie dès le moment de sa conception dans une mesure proportionnée à sa dignité, et, d autre part, dès ce moment aussi, elle se laissa conduire par lui avec une docilité si parfuile qu'elle li'opposa jamais à son action la moindre résistance.

C'est pour exprimer cet abandon complet du Cœur de Marie à l'action du Saint-Esprit que le P. Eudes répète si souvent que Jésus vit et règne en sa divine Mère. Si, en eflet, Jésus vit dans toutes les âmes qui possèdent la grâce sanctifiante, il ne règne que dans celles qui sont mortes à elles-mêmes et qui suivent en tout la conduite du Saint-Esprit. Il est bien lare que les chrétiens en arrivent là, si tant est (|ue quelques uns y arrivent en cette vie. La Sainte Vierge, au contraire, s'éleva du premier coup à cette perfection ; car, dit le P. Eudes, « jamais son Ccr!ur virginal n'a eu d'autres inclinations ni d'autres mouvements que ceux qu'il a reçus de celui qui régnait absolument en lui (I). »

Le Bienheureux a exprimé celte pensée d'une manière bien gracieuse dans un passage du Cœur admirable ofi il compare le Cœur de Marie à la harpe de David.

« La harpe du saint roi David, dit-il, représente

d. Cœur admirable, liv. 3, cli. o, secl. 1.

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