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en holocauste sur cet autel le Fils hien-aimé qu'elle avait porté dans son sein. Sur quoi on peut dire, ajoute le P. Eudes, que Jésus n'a été sacrifié qu'une fois sur la croix, mais qu'il a été immolé mille et mille fois sur le Cœur de sa très bénite Mère (1).
Saint Laurent Justinien (ii66) n'a pas été moins bien inspiré, lorsqu'il a dit du Cœur de Marie qu il est devenu, au temps de la Passion, « le miroir fidèle des souffrances de son divin Fils et la parfaite image de sa mort (2). «
Saint Bernardin de Sienne (Ui4) a parlé plus éloqucmment encore du Cœur de la Bienheureuse Vierge.
Il a ('xalté en termes magnitiques les désirs ardents par lesquels cet aimable Cœur a mis lin à l'attente des nations en hâtant la venue du Messie.
« Tous les désirs des Patriarches, des Prophètes et des autres saints de l'ancienne Loi au regard de la venue du Rédempteur ayant été réunis dans le Cœur de Marie comme dans leur centre, y ont allumé des désirs si ardents sur le même sujet, qu'il n'y a point de pensée qui les puisse concevoir ni de paroles qui soient capables de les exprimer. Car, comme son Cœur était embrasé d'un amour en (luoUjue façon infini envers ce très aimable Sauveur et qu'il surpassait presque infiniment l'amour de tous les cœurs qui l'avaient précédé, ses désirs aussi au regard de sa
1. Trar. i) sup. Mnqniftcnl . \\i\v\. 7. Cf. Copur admirable, 1.11, Mf^dii. pour le l>« jour de l'oclnvo.