Cnutr a(lmiral)h, liv, 5, ch
PRATIQUE Uli J.A DÉVOTION 447
(( Considérez, dit-il, que notre Souverain Législateur vous a donné le Cœur très auguste de sa glorieuse Mère, comme une sainte règle qui vous fera saint, si vous la gardez fidèlement : règle de la vie céleste que vous devez mener ; règle des mœurs et des qualités saintes dont vous devez vous re%elir ; règle de toutes les maximes évangéliques que vous avez à suivre ; règle des saintes dispositions avec lesquelles il faut faire toutes vos actions ; règle des sentiments et affections qui doivent être dans votre cœur ; règle de toutes vos pensées, paroles et actions ; en un mot règle de votre vie intérieure et extérieure. Rendez grâce à votre adorable Législateur de vous avoir donné une règle si sainte, si aimable, si douce, si facile, car elle est toute d'amour. Vous devez mettre votre joie et vos délices à la garder, puisque cette règle n'est autre chose que le Cœur tout aimable et tout amour de votre bonne Mère, qui ne manquera jamais de vous obtenir de Dieu toutes les grâces convenables pour l'observer fidèlement. Mais il est nécessaire que, de votre côté, vous jetiez souvent les yeux de votre esprit sur cette divine règle, et que vous l'étudiiez soigneusement, afin de la garder exactement (1). »
Le P. Eudes ne se borne pas à recommander en général l'imitation du Cœur de Marie. Les circonstances même où il le fait l'amènent souvent à indiquer d'une manière précise en quoi et comment nous devons l'iaùter. Et comme il traite en détail