Cœ^lr admirable, 1. c
456 ÉTUDK DOCI'HINALE
Cœur est vraiment vôtre et que vous devez aimer Dieu de tout votre cœur (I). »
Le Bienheureux gémissait de voir que la plupart des chrétiens ne tirent aucun parti du précieux trésor que Dieu nous a mis entre les mains.
« 0 malheur ! s écriait-il. 0 ingratitude ! 0 stupidité de la plupart des chrétiens, qui ne font aucun état de ce talent infiniment liche, qui luissentcet inestimable trésor inutile, qui ne font aucun usage de ce don précieux et même qui ne le connoissenl pas (2) ! »>
« -Ne faites pas ainsi, continuait-il, vous qui lisez... ces choses ; reconnaissez les obligations que vous avez à la divine bonté de vous avoir donné ce grand Cœur ; rendez-lui en toutes les grâces qu'il vous sera possible ; demandez-lui pardon du peu d'usage que vous en avez fait jusqu'ici ; entrez dans la résolution d'en faire désormais tout l'usage que Dieu veut que vous en fassiez. Mettez ceci dans votre esprit que ce cœ.ur vous a été donné : ut colatis Deuni et facialis ejus votuntalem corde rnagno ef aninio volent i, afin que vous serviez et honoriez Dieu et que vous fassiez sa volonté avec un grand cœur et un grand amour, c'est-à-dire avec un cœur et un amour dignes de sa grandeur infinie (3}. »
Quant aux moyens à employer pour faire usage du Cœur de Marie, le P. Eudes en indique deux.
Le premier, c'est d'olîrir à Jésus pour suppléer à ce qu'il y a d'insuffisant dans les honneurs que nous
^. Cœur admirable, \. c.