Cit.- p;ir CoïliH, Annales, I. p
CiaCUU OE MARiE. — 5.
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Il y eiî a deux.
La ])remière, c'est que, à cette époque de l'année, il est plus facile de lui donner une octave.
La seconde, c'est que, des deux j)assages où saint Luc nous dit que Marie conservait dans son Cœur les mystères de la vie du Verbe incarné, lo premier se rapporte aux mystères de la sainte enfance et le second aux mystères de la vie cachée. Oi\ dit le Bienheureux, le commencement de février se rencontre à la fin du temps consacré à honorer la divine enfance de Jésus et au commencement de celui (jui est dédié à l'honneur de sa vie cachée. « C'est pourquoi, conclut-il, il n'y a point de temps plus propre à la célébration de la fête du Cœur de Marie que le commencement du mois de février (1). »
Quant au choix du huitième jour, il tient à ce que le Bienheureux consacrait à Marie le 8 de chaque mois en mémoire de l'Immaculée Conception et de la Nativité de la Sainte Vierge, qui se célèbrent, la jiremière le 8 décembre, et la seconde le 8 septembre.
La même année 1647, le Bienheureux reçut l'as-
i. Œuvres complètes .VIII, p. 4i2 sq. Dans son livre sur la Nnissa'ire du rulte liturgique des SS. Cœurx. p. 95, le P. Le DoréafTirrriP que, fl^s 1642, dans le Catéchisme de la Mission, le P. Eii'les annoiiçail la fête du Cœur de Maiie célébrée par plusieurs le \" juin el par daiitrcs le 8 IV'vi-i."r. Il y a là une ruéi-ri-e. l^c P. E'mVs ne pouvait parler en I(i42 de la fête du 8 février, puisque c'est seulement en U>47 qu'il rlioisit cette date pour la fêle du Cœur de Marie. Le 1^ Le iJoré n'a pas pris garde que les Œuvr''s complètes du Bienlieureux reproduisent, non le texte primitif de l'auteur, mais celui de la dernière édition publiée par lui.
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-surance que Marie avait pour agréable la fête instituée en son honneur et qu'elle comblerait de grâces ceux qui la célébreraient pieusement. C'est par l'intermédiaire de Marie des Vallées que lui vint cette communication. Voici comment il raconte le fait dans son Mémoire sur celte pieuse filie.
« La sœur Marie ayant su que quelques personnes murmuraient contre la fête du Très Saint Coeur de la bienheureuse Vierge qui se fait le 8 de février, elle en parla à Notre-Seigneur qui lui dit que c'était lui qui l'avait inspirée, et qu'il châtierait ceux qui s'y opposeraient. Et la Sainte Vierge ajouta que celte fête lui était fort agréable, et qu'elle enverrait des étincelles du feu sacré dont son Cœur est embrasé dans le cœur de ceux qui la célébreront, afin de les échauffer en l'amour divin s'ils sont lièdes, de les enflammer s'ils sont échauifés, et de les embraser s'ils sont enflammés. Elle dit aussi que le Cœur de son Fils, c'est son Cœur, et qu'ainsi, en célébrant la fêle de son Cœur, on célèbre la fête du très adorable Cœur de son Fils (1). »
Dans son livre d'Aulun, le Bienheureux crut pouvoir divulguer cette promesse, dont la réalité ne faisait pour lui aucun doute. Lorsqu'il le réédita en 1650, il la transforma en prière, ainsi que la promesse relative à la récitation de VAve Cor (2).