Dévotion au Sacré Cœur, I. 3, ch
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France adoptèrcnl également celle fêle en 1068. Ils avaient alors pour provincial le Frère Bernard Cliancerel, le même qui, en 1643, étant gardien du couvent de Caen. avait délivre au P. Eudes une approbation de VAve, Cor sanciissimum. 11 demanda au Cardinal de Vendôme le privilège de célébrer chaque année, le premier juin, la fête du Cœur de Marie, et le Cardinal, usant de l'autorité apostolique dont il était revêtu, accorda, cette fois encore, la faveur demandée (1).
A cette époque, les Clarisses de France étaient soumises à la juridiction des Frères Mineurs et n'avaient dautre office que le leur. A partir de 1668, elles jouirent donc, elles aussi, du privilège de célébrer le premier juin la fête du Cœur de Marie. Comme les Frères Mineurs, elles se servaient à cet office de la messe et de roffice composés par le P. Eudes. Elles l'ont abandonné depuis, mais l'habitude s'est conservée dans certains monastères, entre autres dans ceux de Lyon, de Lourdes et de Valleyfield (Canada), de chanter de temps à autre au salut du Saint Sacrement les six dernières strophes de l'hymne de Laudes de l'office du Bienheureux : O qualis hœc beni/jnUas ! etc.
Nous avons vu qu'en I6i8 l'évêque d'Autun, Claude de la Madeleine de Uagny, autorisa la célébration de la fêle du Cœur de Marie dans tout son diocèse. Nous croyons que cette fêle fut établie dans plusieurs communautés et en particulier à la Visita-