‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 51 sur 221 · Cf. Houla.v, Vie du V. Jean Eudes, IV, p · texte numérisé non relu

Cf. Houla.v, Vie du V. Jean Eudes, IV, p

3. Le I\ Nilles exagère lorsqu'il écrit dans son livre : De Ra tionihus fectoraw, I, p. 542, édit. 1883 : Quamp/urimi GaLlia-

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gnaienl Topprouver en aulorisaiei)t par lefaitmême la célébration. Les évéques d'Aulun, de Soissons, de Lisieux^ d'Evreiix, de Coutances et de Toul allèreî»t plus loin ; ils exhorlèrent leurs diocésains à célébrer la fête nouvelle en se servant de la messe et de l'office du P. Eudes. Nous savons par ailleurs que le Bienheureux eut la joie de l'établir en 1(367 dans plusieurs paroisses de la ville d'Evreux et en 1671 dans l'église paroissiale de Vernon.

Ajoutons qu'on la célébrait dans toutes les confréries du Cœur de Marie établies par le Bienheureux ou, à son exemple, par d'autres membres du clergé séculier ou régulier : elle en était la fêle patronale.

Remarquons le. d'ailleurs, le P. Eudes n'entendait pas que la fêle du Cœur de Marie restât le privilège des localités plus ou moins nombreuses oiî on la célébrnitsolonnellement. A défaut de mieux, il exhortait les âmes pieuses à choisir un jour chaque année pour la célébreren leur particulier, et, quand on se rappelle le succès prodigieux de ses missions, la diffusion de ses opuscules sur la dévotion au Cœïir de Marie, on peut affirmer hardiment que beaucoup de fidèles adoptèrent cette pieuse pratique.

Pour réh'^brer cette fête, les âmes pieuses pouvaient s'aider non seulement des ouvrages du P.Eudes, mais aussi de quelques autres qui proposaient à celte fin <les pralicpjes ou des sujets de méditation.

rtim arc/éifpisropi et episconi... festutn SS. Cordis Marias in ■suis diœtysi/jux so/emiuter crM'ifiri jusscriDit. Ils perniirenf, mai» ils n'oi-joniiércnt pas.

LE B. EUDES ET SON APOSTOf.AT Hd

Nous avons vu que, dans sa Philagie, le P. de Barry avait déjà inséré une octave de dévotions pour la fête du Cœur de Marie.

En d65i, ce pieux et fécond écrivain publia un recueil de Méditations pour les fêtes de la Mère de Dieu. Huit d'entre elles ont pour objet le Cœur de la Bienheureuse Vierge. Il y fait voir, dit le P. Eudes, que c'est un cœur royal, que c'est, après le Cœur de Jésus, le plus saint de tous les cœurs, que c'est le cœur de l'Eglise, qu'il est toujours disposé à nous faire du bien, que c'est un cœur très parfait, toujours soumis à la divine volonté, et qui est devenu par là le lit du repos de la très vSainle Trinité, qu'il est tout rempli de bonté et de tendresse à notre égard, que c'est, après le Cœur de .Jésus, le plus humble de tous les cœurs, enfin qu'il est tout amour et qu'il serait le cœur même de l'amour, si l'amour avait un cœur (1).

En Italie, Dom François Marchèse, prêtre de l'Oratoire de saint Philippe de Néri, travailla lui aussi à propager la dévotion et la fête du Cœur de Marie. En 1658. il publia à Rome, sous le litre ùe Diario sacî'O, un recueil d'exercices pour honorer chaque jour la Bienheureuse Vierge Marie (2). Du I" au 8 juin, on y trouve, comme dans la Philagie du P. de

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