Cœur admirable, 1. 7, ch
2. Ditiro sacro di devosioni per onorare ogni giorno la Beatissima Vergine raccolti dalVisturie de Santi et Beati correnti in ciascuno giorno dell anno e dalle vite d'allri servi di Dio. 4 vol. in-12. La première édition est de 1658. Il en partit une seconde à Venise on 1738.
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Barry, des exercices pour la fêle du Cœur de Marie dont le P. Eudes donne le résumé dans le Cœur admirable (1).
Mentionnons encore parmi les ouvrages, qui ont ronlribué à la diffusion de la fêle du Cœur de Marie, celui du P. ILmoi-at Nicquet, Jésuile : Le serviteur de la Sainte Vierge.
Au livre premier, chapitre huitième, le P. Nicquet énumère les principales fêles de la Sainte Vierge et il insiste sur celle du Cœur de Marie.
« Je loucherai ici un mot, dil-il, puisque l'occasion s'en présente, de la fêle du saint Cœur de la Vierge, qu'on célèbre depuis peu dans ce pays de Normandie, en la congrégation des Prêtres missionnaires, instituée par le R. P. Jean Eudes, en l'année 1643, pour vaquer aux exercices des séminaires et des missions, laquelle a déjà quelques maisons à Pt0uen,à Claenel en d'autres villes delà province. Il est vrai que cette fêle est récente, néanmoins elle est fondée sur une ancienne dévotion envers ce saint et Sacré Cœur dont parlent plusieurs auteurs, entre autres le docle Canisius, et qui a été en singulière recommondaîion au B. Herman, religieux de saint Domini(juc. et à sainte Certrud(v. religieuse de saint Benoît ; même Notre-Seigneur l'a recommandée à sainte Mechtilde, religieuse aussi du même ordre (jui vivait en 1300. (2) »
î. Cœur ndinirnhte, I. 7, cti. 3, sec. 7.
2. Le nerriteur de (a Sainte Vierge parut à Kouen, chez Ilicliard Lnllemant, en 1059. C'est dans la 2« édition et les. «uivanles que l'on trouve les passages citéî.
IM B. EUDKS KT SON APOSTOLAT 12 t
L'auteur explique ensuite l'objet de la fête.
(( Quand je parle, dit-il, du Cœur de la Vierge, ce n'est pas seulement du Cœur matériel, qui a été la source de la vie sensitivc et humaine de la Mère de Dieu, et en quelque façon de celle du petit enfant Jésus, pendant les neuf mois qu'il a voulu demeurer dajis ses sacrés flancs ; mais j'entends principalement parler du Cœur spirituel, de la partie supérieure de 1 âme, qui comprend la mémoire, l'entendement cl la volonté : trois facultés dont l'usage continue! en la Vierge a été de se souvenir, de penser à Dieu et de l'aimer ; ne respirant incessamment en toutes choses et en toutes sortes de rencontres que son plus grand honneur et sa plus grande gloire. C'est ce Cœur dont il est fait mention en saint Luc : Maria con^ervabat omnia verba hœc con/erens in Corde sno, Mario conservait toutes ces merveilles, qui se passaient en la Nativité de son Fils, et les considérait en soîi Cœur, avec le rapport des unes aux autres. Et derechef un peu plus bas, il en est aussi parlé : Maria conscrvabat omrda verba hœc in Corde suo. Il faut entendre de ce même Cœur ce qui est au Cantiqiie : Ego dormio et cormeamvigilat, en ce que le sommeil du corps n'empêchait point en la Vierge les entretiens amoureux de son esprit avec Dieu. Aussi ce Cœur a été, dit le dévot et docte chancelier de l'Université de Paris, un buisson ardent qui brûlait toujours du feu d'une ardente charité sans se consumer, le plus haut trône de l'amour divin que la Sainte Trinité se soit jamais dressé, soit au Ciel, soit ici-bas en la tene. Or pour nourrir et entretenir la dévotion en-
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vers ce Cœur digne de toute vénération, on a composé un office que plusieurs prélats ont approuvé. On en dit la messe et on en fait la fête le 8 février en la Congrégation susmentionnée des prêtres missionnaires, laquelle a dans la ville de Coutances une église dédiée à l'honneur de ce Cœur comme portent ces mots qu'on voit sur le haut du frontispice : Cordi sanctissimo Virginis Deiparw sacrum. La fête y e^t célébrée tous les ans avec une grande solennité (1). n