‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 63 sur 221 · Ory. Origines de X.-D. de Charité, p · texte numérisé non relu

Ory. Origines de X.-D. de Charité, p

3. Voir ce niannel dans les Œuvres complètes du B. Jean Eudes, t. VIH. p. uli,sq.

L\ DKVOTIO.N APUF.S LK B. KL-DKS 161

SUS et une autre sur la dévolion au Cœur de Marie. L'ouvrage parut sans nom d'auteur, ce qui explique l'erreur du P. de Galliffet, qui l'attribue au P. Eudes.

Cela ne suffît point au zèle du P. Blouet. L'année même où il érigeait au séminaire la confrérie des Sacrés Cœurs, il fonda dans l'église cathédrale la fête du Cœur de Marie, qu'on devait y célébrer chaque année, le 8 février, sous le rite double de première classe. Il obtint même de Mgr de Loménie que tout le clergé du diocèse fût autorisé à en faire l'office ad libiliim (l ).

Vers ITiO, un autre Eudistc, le P. Ilérambourg, fonda dans la ville de Sainl-Lô la communauté si prospère des Filles du Bon-Sauveur et il ne manqua pas d'y faire célébrer solennellement, le 8 février, la fêle du Cœur de Marie, et, le 20 octobre, celle du Cœur de Jésus (2).

De leur côté, les Religieuses de Notre-Dame de Charité s'employèrent de leur mieux à propager la dévolion qu'elles tenaient de leur bienheureux fondateur.

Le 1 0 novembre 1699, la maison de Caen obtint de Clément Xi un bref d indulgences pour l'érection d'une confrérie en l'honneur des Sacrés Cœurs (3).

1. Annales, II, p. .5. Cf. Lellre dérection de la confrérie de CouUmces.

2. Cérémonial à l'iu^af/e de la commimauté des Filles du Bon-Sauveur. Coiilcincts, 17;^^, pages â8, 30.

3. Oiy. Les Origines de Notre-Dame de Charité, p. 210. Le P. Ory cilc le bref d'in<lulgencc.s accor.lé aux sœurs.

C'CtlR DE M.\niE. — II.

162 tri'DE HISTOIIKJL'K

En 1705, la même faveur fut accordée aux sœurs xle Guiiîgamp (1).

Du consentement de lOrdinaire, les sœurs de Vannes (2\ de Tours (3) et de la Rochelle (4), érigèrent également dans leurs chapelles la confrérie des Sacrés Cœurs, mais il ne paraît pasquclles aient sollicité de brefs d'indulgences.

En dehors des instituts fondés par le P. Eudes, l'apôtre le plus zélé de la dévotion au Cœur de Marie fut certainement M. Boudon.

Nous avons vu plus haut quil l'avait embrassée dès sa jeunesse et qu'il lavait fait adopter par la société des Bons Amis. Les attaques dont elle fut l'objet ne réussirent pas à l'en détacher.

Nous avons de lui une consécration aux Sacrés Cœurs, datée du 8 décembre 1031, qui est vraiment bien belle.

En voici le passage principal :

(I Adorable Jésus, renonçant de toutes mes forces à mon esprit et mabandonnant absolument au vôtre et m'y unissant intérieurement en 1 honneur des amours inefl'ables que vous avez pour votre sacrée Mère, je me consacre totalement à son Cœur précieux et tout virginal et veux l'honorer avec les plus humbles respects et les plus profondes soumissions

t. Œtiorcs romjtlcti-s du liienlieureiun Jean Eudes, t. Vltl, p. iiUi.

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