‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 64 sur 221 · Mrv, Oviqiupx. p. i;>i · texte numérisé non relu

Mrv, Oviqiupx. p. i;>i

3. (irv. 1. c. p. 4'.»i. CI". Œuvres cu/n/dètes du liienheurenjc Jean Eudes. Vil!, p. 5i8.

i Orv. I. c. p. olO ; Œuvres complètes du Bienheureiux Jean Eudes, 1. c.

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<îè8 le premier instant de sa Conception, que je reconnais très pure, très immaculée et sans aucune tache, voulant par une résolution irrévocable dépendre à jamais de ce Cœur suraimable, qui ne fait qu'un avec le vôtre très divin, en qualité d'esclave perpétuel. Je ne veux plus être qu'une victime de ce cher et béni Cœur. Je vous dédie en l'honneur de ce Cœur mon âme, toutes mes puissances, mon corps, tout ce que j'ai fait et ferai jamais de bien par les secours de votre sainte grâce... O mon Jésus, c'est dans votre Cœiir, abîme d'amour, que je quiltc mon être et tout ce que je suis, que je consomme et anéantismonchétif cœurettous ses mouvements... Je ne veux plus rien faire du tout par mon propre mouvement, j'aimerais mieux mourir que de regarder un seul moment d'autres intérêts que ceux de votre Cœur glorieux ; je veux me conduire purement comme son instrument, me laissant conduire à tout ce qu'il voudra et ne prenant aucune part qu'à ses seules afTaires (1)... »

Au commencement de 1654, Henri Boudon fut promu archidiacre dEvreux et son premier soin fut de consacrer son archidiaconé au Cœur de Marie. Cette consécration nous a été conservée. Aous pensons qu'on nous sera gré d'en citer au moins une partie :

« Puisque donc, ô très pure et très immaculée Mère Vierge, la divine volonté a voulu que je dépendisse si absolument et si universellement de vos cha—

i. Migne, Œuvres de Boudon, tome 3, col. 1392 sq.

loi- Éïuui: HisroiuQUK

rilables bontés, souffrez, pour l'honneur et la g:loire de celle volonté divine, que jamais je ne fasse rien qui ne soit dans une entière et absolue dépendance de vos divines grandeurs. Souffrez que le plus déplorable et le plus infidèle des cœurs proteste aujourd'hui à votre Cœur très précieux et suraimable qu'il ne veut plus vivre que pour sa gloire elpour son honneur. Oui, o Cœur suraimablc, je me dédie en la manière la plus étroite qui i^c puis.se faire scion la volonté de Jésus à sa gloire et à son amour, .le dédie et consacre tout ce que je suis et tout cj que je serai jamais à son divin pouvoir ; et s'il m'est permis de mélancer dans son saini amour, je ne veux, plus avoir d'autre ambition que d'être sa victime : il ne sera jamais dit, si les grandes miséricordes de .lésus conlinuent à m'assister, que je serai à moimême et dans le temps et dans l'éternité. Je veux, par une résolution irrévocable, être tout à Marie ; je me livre sans aucune réserve au divin pouvoir du très saint Cœui- de la non jamais assez aimée Marie. Tailes de moi, o Cœur très j)récieu\, toul ce qu'il vous plaira ; disposez de lowles les bonnes (euvres que la grâce me fera faire pour les donner à qui il vous plaiia, et de tout ce que j'ai jamais fait en la vertu de Jésus ; tout est à vous, vous êtes mon grand Maître ; traitez-moi comme il vous plaira, laites-moi souffrir tout ce que vous voudrez ; je ne veux plus avoir d'autre volonl^î que la vôtre, puisijue voire i)iire et sainte volonté n'est autre que la volonté de Jésus.

« C est donc à vous, ù aimable Cœur de ma très

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chère Mère, qu'appartient l'archidioconé d'Evreux, puisque la divine Providence me Ta mis entre les mains. Ce sera vous, ô Cœur ravissant, qui en serez le maître, et non pas moi, puisque je n'ai rien qui ne soit à vous ; je renonce pour toujours à l'avoir pour moi. Souffrez, ô divin Cœur, que je ne le prenne que pour vous le donner ; je ne m'y considérerai jamais que comme l'instrument de vos ordres. 0 mon cher ange ! ô amoureux séraphins ! ô glorieux saint Michel ! ô vous tous, illustres esprits de l'empyrée ! présentez cet archidiaconé au Cœur de laimable Marie ; le présent en sera mieux accepte venant de vos mains angéliques (1). »

C'est le 0 mai 1654 que Boudon consacrait ainsi sa personne et son archidiaconé au Cœur de Marie. Le 6 juillet suivant, il écrivit à MM. hs curés d'Evreux pour solliciter le concours de leurs prières, et il joignit à sa lettre une copie de la consécration qu'il avait prononcée à Paris deux mois auparavant.

Nous savons que, dès cette épocjue, les Jansénistes faisaient une guerre acharnée à la dévotion au Cœur de Marie. Naturellement, l'acte de M. Boudon les irrita : ils essayèrent de le tourner en ridicule. Voici comment le pieux archidiacre racontait le fait à son ami, M. Thomas, dans une lettre datée du 15 février 1700 :

« Dieu seul. Dieu seul en trois personnes, et toujours Dieu seul dans l'union sainte de notre bon Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous les hommes.

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