Hescril du 5 avril
8. On en trouve une reproduction agrandie dans .\let, I. c, p. 259.
percé par le glaive et parfois surmonté d'une croix.
Ce mode de représentation a l'avantage d'indiquer nettement que les hommages rendus au Cœur de Marie s'adressent à sa personne tout entière. Il est d'ailleurs le seul qui puisse être employé par la sculpture, quand il s'agit, non dun simple motif décoratif, mais de l'érection d'une statue.
Ce type n'est pas nouveau.
M. Grimouard de Saint-Laurent a signalé une vignette aniérieure à la seconde moitié du xvn'' siècle, où Marie est représentée tenant d'une main son cœur cl de l'autre son nom.
Nous savons par ailleurs que saint Ignace portait sur lui une image de la Mère des douleuis connue sous le nom de Sainte Marie du Cœur. C'était une image « représentant la Sainte Vierge au pied de la croix, le cœur percé d'un glaive (1). » Au moyen âge, où la dévotion à Notre-Dame des Sept Douleurs était très populaire, les images de ce genre devaient être communes.
De nos jours, les statues et les images de la Sainte Vierge portant son cQ'ur en saillie sur sa poitrine se rencontrent partout. Les caractéristiques du Cœur et l'attitude de Marie varient suivant les sentiments que l'artiste s'est efforcé d'exprimer.
Généralement la Sainte Vierge est représentée seule et cela tient peut-être à ce fait que la plupart du temps les statues et les images du Cccur de Marie correspondent à des statues et à des images du