‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 104 sur 215 · Vie, c. 6, n. 107 ; Ibid. p. 203 ; Franciosi · texte numérisé non relu

Vie, c. 6, n. 107 ; Ibid. p. 203 ; Franciosi

DIFFUSION DU CULTE 2 lô

viennent, je veux les rassasier et j'ai ouvert mon cœur pour leur y donner asile l. » Dans un autre endroit, son historien nous dit : « Un jour qu'elle buvait avidement à la blessure de la poitrine . . . elle vit le cœur du Sauveur touché d'un côté (ex uno latere) par la lancr 2. » Un autre jour, elle eut une vision analogue : u Dans la plaie du côté il y avait comme un océan de douceur infinie... Et elle entendit une voix très douce qui disait : « Je suis l'amour fidèle qui mets l'âme dans la vérité... Et de mes plaies il sort un tel éclat, qu'elle en devient toute brûlante d'amour. Et quand elle est ainsi enflammée, je la transforme, et elle se remet tout entière dans mon cœur, à ma volonté : là elle trouve un abîme d'amour et de douceur 3. » On voit comme nous sommes près du Sacré-Cœur. Nous y touchons même quelquefois. Notons-le pourtant, c'est la plaie du côté qui est le centre de tout, tous les détails s'ordonnent par rapport à elle, même ceux où le cœur est mentionné. Dans Marguerite-Marie ce sera l'inverse : les détails seront souvent presque les mêmes ; mais c'est le cœur qui sera au centre.

Le cœur symbole est plus en vue dans une vision de la B. Jeanne de Valois (1464-1505). Un jour, « ravie en extase, elle vit le Christ et sa Mère... qui lui présentaient... deux cœurs. Voulant ellemême offrir son cœur comme le Christ le lui demandait, elle mit la main dans sa poitrine, et ne le

1. Vie par son confesseur, 1. 2, vision 8, n. 15-10. Acta sanctorum, t. 8, mars, t. 2, ad diem 9, p. 108 ; dans Franciosi, col. 267.

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