‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 106 sur 215 · Elle s'appelait Camille de son nom de baptême · texte numérisé non relu

Elle s'appelait Camille de son nom de baptême

rhati cordis Jesu Christi, veri solique maris amarissimi, omni tam angelico quam humano intellectui innavigabilis 1. » Elle entend par cette « chambre sacrée du cœur embaumé de myrrhe », par cette « mer d'amertume que ne saurait traverser aucune intelligence ni angélique ni humaine », les douleurs immenses et sans bornes du Sacré-Cœur. Nous sommes en plein, on le voit, dans le monde où se meut la pensée de la B. Marguerite-Marie. Ce sont presque les mêmes termes. Ce qui suit rappelle également telle lettre de la Bienheureuse Visitandine au P. Croiset. « Une révélation merveilleuse que je veux que vous demandiez à Dieu (elle écrit à son fils spirituel), c'est qu'il vous fasse connaître ce que vous êtes, ce que vous pouvez, ce que vous savez, ce que vous méritez ; car sans cette révélation nul ne peut atteindre la perfection. Ce secret ne s'apprend pas ailleurs que dans la sacrée poitrine du Christ Jésus ; et il ne le dit pas à tous 2... Veillez donc, âme chérie, avec tout le soin possible, à être humble de cœur (humilis ex animo), charitable, pieux, doux, les yeux fixés, comme sur un miroir, sur le cœur très pur du doux Jésus, et vous y rendant semblable, si vous désirez sa très douce familiarité et son amitié si honorable. C'est dans ce cœur, dans cette poitrine sacrée, que votre mère 3 a puisé tout ce qu'elle a de bien, tant au dehors qu'au dedans. La douce poitrine de ce tout aimant Jésus a été son école : c'est là qu'elle a

1. Vie par elle-même, c. 4, n. 20 et 30, Acta Sanctorum, t. 20, mai, t. 7 ad < liem 31, p. 478 ; dans Franciosi, col. 292. Cf. Comtesse de Rambuteau, p. 75-77.

2. Supplément à la Vie, c. 2, n. 10, p. 494 ; Franciosi, 293.

Page 1