‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 141 sur 215 · Lettre xciii, p · texte numérisé non relu

Lettre xciii, p

3. Lettre xciv, t. i, p. 413. M. Richaudeau indique dans ['Avertissement, p. ix, une foule de passages où il est question du Sacré-Cœur.

Martin, datée du 16 septembre 1661, qu'elle décrit tout au long une pratique de dévotion au Sacré- Cœur que Dieu lui avait inspirée plus de trente ans auparavant (vers 1635, dit-elle ailleurs) et qu'elle garda toujours.

Un jour que Dieu semblait sourd à ses prières, elle entendit une voix intérieure qui lui disait : « Demande-moi par le cœur de mon Fils ; c'est par lui que je t'exaucerai. » Aussitôt, dit-elle, « tout mon intérieur se trouva dans une communication très intime avec cet adorable cœur, en sorte que je ne pouvais plus parler au Père éternel que par lui. » Depuis, elle fut toujours fidèle à cette pratique.

« Voici, écrit-elle, à peu près comme je m'y comporte, lorsque je suis libre, en parlant au Père éternel : « C'est par le cœur de mon Jésus, ma voie, ma vérité et ma vie, que je m'approche de vous, ô Père éternel. Par ce divin cœur, je vous adore pour tous ceux qui ne vous adorent pas, je vous aime pour tous ceux qui ne vous aiment pas ; je vous reconnais pour tous les aveugles volontaires qui par mépris ne vous reconnaissent pas. Je veux par ce divin cœur satisfaire au devoir de tous les mortels... Je les embrasse pour vous les présenter par lui, et par lui je vous demande leur conversion... Ah ! faites qu'elles vivent par ce divin cœur. » La prière et l'offrande par le Sacré-Cœur continuent,^ pour l'Église du Canada, pour les missionnaires, pour son fils, etc. La Vénérable s'adressait ensuite à Jésus et lui disait : « Vous savez, mon bien-aimé, tout ce que je veux dire à votre Père par votre divin cœur et par votre sainte âme. Joignez- vous à moi pour fléchir par votre cœur

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celui de votre Père, etc. Voilà, conclut-elle, l'exerr\ce du sacré cœur de Jésus l. »

Dans d'autres congrégations enseignantes, nous pouvons glaner aussi quelques faits.

Marcelle Germain (1599-1661), qui fonda à Limoges l'Institut de Saint-Joseph de la Providence, raconte à son confesseur comment, un jour, dans son oraison elle se trouva a abîmée dans le sacré cœur de Jésus ». « Ma fille, lui dit Notre- Seigneur, bois à longs traits les suavités de mon cœur, tu y trouveras en abondance toutes les consolations. Entre dans mon cœur tout aimable. Vois et puise dans ce torrent, dans cet abîme de délices... Je veux t 'enfermer dans mon grand cœur qui est tout amour pour toi. » « Ce Dieu d'amour, ajoute-t-elle, me l'a ouvert, ce cœur si adorable, en me disant : « Vois comme il est capable de contenir le monde entier. » Oh ! qu'il est grand et beau, ce divin cœur!... Qu'il fait bon d'y demeurer et de s'y perdre 2. »

Jeanne de Matel (1596-1670), fondatrice des Religieuses du Verbe incarné, était aussi en relations intimes avec le divin cœur. Jésus lui dit un jour : « Ma fille, j'ai pris ton cœur avant la communion, le mien t'appartient par mon amour 3. » Un autre jour, il lui dit : « Tu as blessé mon cœur » ; et comme, le soir du même jour, elle se préparait à la communion, il lui lança une flèche qui lui blessa le cœur, en lui disant : « Tu m'as blessé chez toi,

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