Lettre xcn, t. i, p
LA DÉVOTION AU XVIIe SIECLE 321
Un peu plus tard, le 13 août 1650, elle lui écrit encore : « Salut très humble dans le sacré cœur de notre très aimable Jésus, sanctuaire de tous les trésors de la grâce et de la gloire. Que son infinie bonté soit éternellement bénie de ce qu'il lui plaît vous continuer les largesses de son intime charité. Ne craignez pas de suivre les mouvements qui vous poussent à lui parler familièrement et amoureusement... Il faut lui répondre et lui parler. Cela lui gagne le cœur et captive sa bonté infiniment portée à se communiquer à ses amis ; et si vous ne lui répondiez pas... vous en seriez responsable à son amour, qui n'aime que pour être aimé... Je vous veux et vous souhaite, ma très chère sœur, en cet abîme d'amour, le suraimable et suradorable cœur de Jésus. A la mienne volonté que vous fussiez toute perdue et consumée dans ses saintes flammes K »
A son fils, le 22 octobre 1649 : « Vivons maintenant dans le sacré cœur de Jésus pour y concevoir ce que produit dans une âme la fidèle pratique des maximes que vous savez 2. » Elle ajoute le lendemain : « Vivons en notre Jésus, mon très cher fils. Que les approches de son sacré cœur fassent découler dans les nôtres la vraie sainteté ; car c'est de ce cœur sacré que découlent tous les trésors de grâce et d'amour qui nous font vivre de sa vie et nous animent de son esprit 3. »
C'est dans une lettre à ce fils, dom Claude