Un précurseur..., \>. 'A'.VA
2. Lettres spirituelles... revues par le R. P. Fressencourt, Paris, 1875.
ne retient rien pour soi, mais reporte tout à son Père et à ses frères ; jamais n'eut un mouvement d'estime de soi-même... Jamais il ne prit aucun plaisir pour soi... Jamais cet aimable cœur ne se porta et ne se détermina de lui-même à quoi que ce soit... Ce cœur si plein de lumière, si plein de droiture... attendait ici-bas les ordres de son Père, de saint Joseph et de sa sainte Mère... Hélas ! où sont nos cœurs quand ils s'empressent... Ah ! mes chères Mères, qu'ils se conforment peu au cœur de Jésus ! » Il voyait là toute une spiritualité : « Ah ! mes chères filles, entendez-vous bien cette haute et profonde spiritualité x ? »
Dans une autre lettre, il recommande avant tout à une âme qui veut se ressaisir de s'offrir « à Dieu dans le cœur de Jésus 2. »
On pourrait signaler encore nombre d'écrivains Jésuites, qui ont parlé du cœur de Jésus : Suarez et Lugo, parmi les théologiens ; Maldonat, Tirinus Cornélius à Lapide, Lorin, Baeza, parmi les exégètes ; Scribani, Binet, Nieremberg, Jacques Rho, Léopold Mancini, Surin, Lyrée, Rigoleuc, Huby, parmi les auteurs ascétiques, et combien d'autres encore 3 ! Mais trois ou quatre méritent encore une attention spéciale à cause du singulier relief