‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 155 sur 215 · Page 269-270. — 2. Page · texte numérisé non relu

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3. Page 357-358. Je dois ces textes à une obligeante communication de M. R. de La Bégassière. qui les a copiés et soigneusement comparés avec l'édition italienne de 1638. Le

Le P. Paul de Barry (1585-1661) est peut-être plus explicite encore. Dans Le Paradis ouvert à Philagie, il indique comme dévotion, pour le 25 novembre, l'offrande du cœur de Jésus à Marie comme le présent le plus précieux qu'on puisse lui faire, et qui lui agréé le plus ; et, à ce propos, il suggère à sa Philagie une belle prière et un touchant éloge du Sacré-Cœur. Écoutons-le lui-même : « Philagie, vous n'avez point encore fait aucune offrande à votre chère Dame qui vaille celle-ci ; offrez-lui donc aujourd'hui le cœur de son cher Fils Jésus-Christ en satisfaction de vos ingratitudes et lâchetés à son service... et tenez pour assuré que c'est une riche offrande. Je viens de vous en tracer le sujet : agencez-le tout à votre mode, et surtout faites que le cœur parle. Ne pensez pas que ce soit une dévotion de mon invention : c'est une leçon donnée du ciel à sainte Gertrude... En suite, elle offrit à la sainte Vierge le cœur de son Fils... Je vois bien, Philagie, que vous attendez, pour vous délivrer de peine, que je vous donne une prière dont je viens de vous marquer le sujet. J'en suis content. La voici, et dites-la de bon cœur et plus que d'une fois en votre vie. » Suit la prière : « Reine du ciel et de la terre... me voici à genoux en présence de votre sainte Majesté pour vous offrir un présent qui n'eut jamais son pareil. Ce que je vous'offre, c'est le doux cœur de Jésus, votre aimable Fils et mon adorable Rédempteur. N'est-ce pas le plus riche présent qui puisse vous être offert sur

dernier, celui du livre m, est cité aussi par le P. Dufau, Trésor du Sacré-Cœur, t. 6, p. 396. Le texte de saint Bernard auquel on renvoie ici est celui de la Vitis mystica qui a été donné plus haut. L'ouvrage de Nouet a été réédité en 1858, chez Casterman.

la terre? Ce cœur tout seul vaut mieux que quinze cent millions de mondes, quand même ces mondes ne seraient remplis que de Séraphins. Ce cœur vaut plus tout seul que tous les chœurs des Anges et des saints qui pourraient être, si Dieu les faisait sortir du sein de sa toute-puissance. Ce cœur, c'est le cœur des cœurs, le cœur parfait, le cœur presque semblable au cœur de la très sainte Trinité ; et c'est ce cœur, source vivante de toutes les meilleures bénédictions, et le plus bel objet de vos plus chères délices, c'est le cœur que je veux offrir, c'est le présent que je vous donne. » Il prie Marie d'agréer cette offrande, et il conclut : « C'est le bonheur que j'attends du cœur de Jésus l. »

Dans « La sainte Faveur » il indique parmi les dévotions qui nous concilient la faveur divine, une spéciale affection à la plaie sacrée du côté de Jésus- Christ - ; il indique plus explicitement encore une « singulière affection au cœur de Jésus-Christ ». Il rappelle, à ce propos, les doctrines traditionnelles sur le cœur de Jésus « demeure de ses amis », « asile et maison de refuge », « place d'armes, tour d'abondance », « livre des prédestinés ». Mais, fidèle à sa manière, il insiste avant tout sur la pratique : « Nos cœurs étant donc ce qu'ils sont, et le sien le cœur des cœurs,., que saurions-nous faire de plus glorieux et cordial que, donnant cœur pour cœur, lui offrir nos cœurs et aimer de cœur ce cœur tout aimable et digne des plus grands et

1. Le Paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la Mère de Dieu... par le R. P. Paul de Barry. Dixième édition, Lyon, 1643, c. 12 (novembre). Dévotion V (pour le 25 novembre), p. 365-370.

2. Voir Un précurseur à Paray-le-Monial, Le P. Paul de Barry, par le P. Joseph Zelle, Lille et Paris (1900), p. 299.

assidus services de toutes les créatures ? » « Je rapporte, ajoute-t-il, ce grand amour que nous lui devons témoigner, à quatre chefs. » Il commence par le doux souvenir « de cette fournaise d'amour et de ce béni cœur » ; il recommande « de prier Notre-Seigneur par la bonté de son cœur... avec des protestations que nous n'aurons de cœur ni d'amour que pour lui » ; « de saluer souvent le sacré cœur, surtout pour ses négligences passées », enfin de « lui offrir... les manquements survenus en nos bonnes actions... pour en avoir le pardon », suivant la pratique tant recommandée par Louis de Blois l.

Le P. Paul Lejeune (1592-1664), revenu en France après avoir été supérieur de la Mission du Canada, parlait souvent du cœur de Jésus dans ses lettres de direction. Plusieurs ont été recueillies et publiées 2. La 98e du recueil est intitulée : « De l'union de cœur avec Jésus-Christ. » Il y est à chaque instant .question du cœur de Jésus. « Ma Révérende Mère... Votre cœur et tous ceux de vos filles sont répandus dans vos lettres... Je les ai tous présentés à Xotre-Seigneur, et les ai comme enchâssés dans le sien, sur lequel je désire en faire un sacrifice au Père éternel. Mais, ma chère fille, prenez garde que tous les cœurs s'accommodent au cœur de Jésus-Christ ; ce cœur adorable doit être la règle des nôtres. C'est pour cela qu'il nous sépare du monde, nous voulant donner des moyens plus particuliers de former nos cœurs sur le sien, qui est un cœur de sacrifice, et qui jamais n'aime et

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