Ibid. p
sur la demeure dans la plaie du côté et dans le cœur de Jésus. « Mais quand nous serons là, qu'y ferons-nous ? A quoi faudra-t-il nous occuper ?... Je louerai, je bénirai, j'adorerai, etc. Dans ce cœur, je me consacrerai entièrement à lui ; je m'abandonnerai pleinement à sa conduite... Dans ce cœur, j'aurai une extrême horreur de mes péchés, je me porterai puissamment à l'exercice des bonnes œuvres ; et je tâcherai d'aller de vertu en vertu et de monter à la perfection où Dieu m'appelle... Mais comme cette plaie est la plaie d'amour, c'est là aussi que Ton vaque particulièrement à l'amour, qu'on quitte toutes les créatures, qu'on renonce à toutes leurs affections déréglées, et qu'on aime excellemment Xotre-Seigneur et son prochain l. » Il faut enfin que nous mourions « dans son cœur pour aller de là nous unir à lui pendant toute l'éternité dans l'état de la gloire. Et pour tout dire, comme nous sommes dans le cœur de Jésus-Christ, attendu que l'amour extrême qu'il nous porte nous y met et nous y tient inséparablement, nous devons aussi y faire toutes nos opérations, ce qui sera un moyen très excellent pour les bien faire 2. » C'est toute la vie chrétienne, on le voit, rattachée à l'exercice de la dévotion au Sacré-Cœur.
Ce qu'il indique ici rapidement, le P. Saint-Jure l'a développé et expliqué ex professe* dans L Homme spirituel. Parlant de l'union à Xotre-Seigneur comme principe de la vie spirituelle, il se demande