Contemporaines, t. i, p
3. Lettre xlviii (xlix), t. n, p. 92 (129) ; Lettre xlix (l). t. n, p. 98 (135).
4. La voici, sauf l'orthographe et les abréviations, d'après le fac-similé d'un des autographes, celui de la Mère de Soudeilles :
« Je N. N. me donne et consacre au sacré Cœur de Notre-
C'est sans doute cette « petite consécration » — ainsi la nomme-t-elle, — qu'elle aurait voulu voir insérer dans le livre du P. Croiset : « Seulement, je vous dirai d'y mettre la petite consécration, laquelle, si je ne me trompe, venant de lui, il n'agréerait pas qu'elle y fût omise \ » Ce désir ne fut pas réalisé. Il y a bien une consécration au Sacré- Cœur dans le livre du P. Croiset, et qui semble avoir plu à la Bienheureuse : « Je ne crois pas, écrivait-elle, qu'il y faille rien changer (au livre), ni la consécration, ni l'amende honorable -. » Mais ce n'est pas la « petite consécration » qu'elle eût voulu y voir. Elle parle ailleurs d'une formule plus longue pour une consécration générale 3. Nous avons tout lieu de croire que c'est la formule du livret 4 auto- Seigneur Jésus-Christ, ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus me servir d'aucune partie de mon être que pour Tainier. honorer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui lui pourrait déplaire. Je vous prends donc, ô sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède à mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie, et mon asile assuré à l'heure de ma mort. Soyez donc, ô Cœur de bonté ! ma justification envers Dieu le Père, et dét >urnez de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d'amour ! je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, mais j'espère tout de vos bontés. Consommez donc en moi tout ce (qui) vous peut déplaire ou résister ! Et que votre pur amour s'imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne vous puisse oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur de vivre et mourir en qualité de votre esclave. » D'après le facsimilé reproduit en tête des Elévations sur le Cœur de Jésus, par le P. F. Doyotte, Paris, 1873.