Lettre xxxvii (xxxviii), t. n, p
DÉVOTION AU S.-C. i
rien sans lui demander premièrement son conseil et son secours ; lui donnant la gloire de tout, et lui rendant même action de grâces dans les mauvais succès de nos entreprises comme dans les bons, demeurant toujours contentes sans nous troubler de rien ; car, pourvu que ce divin Cœur soit content, aimé et glorifié, cela doit nous suffire. Et si vous désirez d'être du nombre de ses amies, vous lui offrirez donc ce sacrifice de vous-même, un premier vendredi du mois, après la sainte communion, que vous ferez à cette intention, vous consacrant toute à lui, pour lui rendre et procurer tout l'amour, l'honneur et la gloire qui sera en votre pouvoir ; et tout cela en la manière qu'il vous l'inspirera. Après quoi, vous ne vous regarderez plus que comme appartenante et dépendante de l'adorable Cœur de Notre-Seigneur Jésus- Christ, y ayant recours en toutes vos nécessités, et y établissant votre demeure, autant que vous le pourrez. Il réparera ce qu'il pourrait y avoir d'imparfait dans vos actions, et sanctifiera les bonnes, si vous vous unissez en tout à ses desseins, qui sont grands sur vous, pour se procurer beaucoup de gloire par vous si vous le laissez faire... Toute à vous dans l'amour de son sacré Cœur qui unit et transforme les nôtres en lui, pour le temps et» l'éternité l. » On comprend, en lisant cela, que la Bienheureuse écrive à son frère : « Il me semble qu'il n'y a point de plus court chemin pour arriver à la perfection, ni de plus sûr moyen de salut, que d'être consacré à ce divin Cœur 2. »
1. Lettre xxvi (xxvn), Vie et Œuvres, t. n, p. 52 (89). On a l'autographe des lettres écrites à la Mère de Soudeilles.