‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 29 sur 215 · Contemporain) s , dans Vie et Œuvres, t. i, p. lôS · texte numérisé non relu

Contemporain) s , dans Vie et Œuvres, t. i, p. lôS

L'image du Sacré-Cœur qui lui fut montrée dans une des apparitions (couronne d'épines, plaie, croix) est tout imprégnée de la Passion. Parmi les grandes grâces qu'elle reçut de Jésus durant sa retraite de profession, « en gardant une ânesse avec son petit ânon dans le jardin, » elle compte ce qu'il lui fit connaître « sur le mystère de sa sainte mort et passion. » « Mais ajoute-t-elle, c'est un abîme à écrire. » Et elle n'en dit qu'un mot : « C'est ce qui m'a donné tant d'amour pour la croix, que je ne peux vivre un moment sans souffrir ; mais souffrir en silence, sans consolation, soulagement ni compassion ; et mourir avec ce Souverain de mon âme, accablée sous la croix de toutes sortes d'opprobres, d'humiliations, d'oublis et de mépris *. »

Ses écrits, en effet, nous donnent l'impression d'une vie toute unie à Jésus souffrant, sans autre joie que la joie même « de souffrir en aimant. » On sait la fameuse vision où Notre-Seigneur lui présenta un double tableau, celui d'une vie a toute dans la paix et les consolations » et celui d'une vie toute crucifiée ; et comment lui-même choisit pour elle la seconde 2. Elle écrivait au P. Croiset, le 15 septembre 1689 : « Je ne peux vivre un moment sans souffrir, et c'est mon plus doux aliment que la croix... Oh ! quel bonheur de pouvoir participer ici-bas aux angoisses, amertumes et dérélictions du sacré Cœur 3. »

Une pratique qu'elle avait apprise de Notre- Seigneur pour le temps du jubilé, lui demeura

Page 1