‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 5 sur 215 · PREFACE DE LA TROISIEME EDITION IX · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA TROISIEME EDITION IX

pas une étude spéciale à faire se préoccupe peu des renvois à d'autres écrits, qui compléteraient ses connaissances. Il veut, et avec raison, que le livre qu'il lit se suffise à lui-même, dans les limites qu'on s'est prescrites. Au lieu donc de renvoyer simplement à tel auteur qui traitait amplement de la dévotion chez les Franciscains, par exemple, j'ai dû me préoccuper de résumer son travail pour en présenter la substance dans mon propre livre. C'était m'obliger à tout vérifier, la critique n'étant pas d'ordinaire le fait des écrits de piété. Grosse besogne, mais qui n'a pas eu seulement un résultat quasi négatif, celui de rectifier bien des inexactitudes et de présenter des données sûres. J'ai trouvé des faits et des textes si beaux, si pieux, si bien dans le sens et l'esprit de la dévotion, que j'ai cru devoir en faire part au lecteur, autant que c'était possible sans trop grossir le volume '. Ce livre y gagnera

1. Ce travail m'a été facilité par le volumineux recueil du P. de Franciosi, Le Sacré-Cœur de Jésus et la Tradition. Documents recueillis chez les Pères, les Docteurs, les Hagiographes, 6tc. Deuxième édition, Tournai (et Paris), Casterman. 1908, viii-748 col. in-4". Ce n'est pas un livre, œ n'en sont que les matériaux : ces matériaux mêmes ne sont pas toujours cribiqués, triés, présentés avec tout le soin voulu. Mais, tel quel, l'ouvrage m'a rendu service. J'y renverrai souvent, ne fût-ce que pour témoigner ma gratitude au vénérable auteur, appelé depuis à recevoir la récompense d'une vie toute dévouée au Sacré-Cœur. Il m'est doux, par la même occasion, de remercier M. René de La Bégassière, qui a mis à ma disposition, avec une obligeance inlassable, ses livres, ses notes, toutes les ressources de son érudition si exacte, si critique, si étendue et si avertie. Beaucoup d'autres amis me sont venus en aide. J'en nommerai quelques-uns au cours de cette étude ; à tous j'offre ici mes meilleurs remerciements, en priant le Sacré-Cœur de payer lui-même mes dettes ; je les offre notamment aux P» res bibliothécaires des Scolasticats de Louvain, de Maastricht, de Fauquemont, qui, non contents de m'accueillir aimablement dans leurs riches bibliothèques, m'ont aidé avec tant de dévouement à tirerparti de ces richesses.

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