‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 73 sur 215 · Texte cité, p · texte numérisé non relu

Texte cité, p

On dit : Les documents ne parlent guère que de l'amour créé. Je distingue : Ils ne parlent que des bienfaits où paraît aussi l'amour créé, je le reconnais (sauf les exceptions dites plus haut) : ils attribuent ces bienfaits au seul amour créé, j'attends qu'on le prouve. Et il y a différence, à cet égard, entre l'ordre de l'amour et celui de l'action. C'est Jésus, dans sa nature humaine, qui parle, qui agit, qui souffre, qui institue les sacremerts, qui demeure dans l'eucharistie ; mais il ne suit pas qu'il ait parlé, agi, soulîert, et le reste, sous l'influence de son seul amour créé. Pourquoi ne pas voir, sauf raisons du contraire, l'amour incréé se complaisant aussi dans ces œuvres de l'amour créé, donnant le branle pour ainsi dire, à cet amour créé ?

Mais, dit-on, « s'il faut faire place à la charité incréée, elle doit occuper le premier rang K » Ici encore, je distingue : Si les deux amours étaient regardés en eux-mêmes, je l'accorde ; s'ils sont visés à travers le cœur de chair, je distingue encore : Quand on en parle explicitement, soit (on pourrait en douter) ; s'il n'en est pas question explicitement, je le nie. A moins qu'on ne préfère accorder, ce qui revient au même, qu'en parlant de l'amour du Christ, sans l'avoir explicitement en vue ni comme créé ni comme incréé, on donne implicitement la première place à l'amour incréé, puisqu'on parle de cet amour tel qu'il est. Ce n'est donc pas dans cette voie non plus qu'il faut chercher la solution de la question.

Mais « l'amour d'un cœur humain est censé humain lui-même, si l'on ne dit pas le contraire 2. »

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