‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 82 sur 215 · Lettres inédites, lettre iv, p · texte numérisé non relu

Lettres inédites, lettre iv, p

4. Memoriale, cité par Nilles, 1. i, part. 2, c. n, t. i, p. 338.

« La première fin qu'on ait en vue, disait le postulateur de 1727, le P. de Galliffet, est de répondre à l'amour du Christ l. »

Et le P. Croiset : « Ce n'est ici proprement qu'un exercice d'amour : l'amour en est l'objet, l'amour en est le motif principal, et c'est l'amour qui doit en être la fin 2. »

C'est bien ainsi que l'entend l'Église. Elle dit, par exemple, dans l'hymne de Laudes : Quis non amantem redamet ? Quis non redemptus diligat ? Elle dit dans la secrète de la messe Egredimini : « Nous vous supplions, Seigneur, que le Saint- Esprit nous enflamme de l'amour que Notre-Seigneur Jésus-Christ a fait jaillir de son Cœur sur la terre, et qu'il a tant voulu voir s'allumer. » Quand Pie IX. en 1856, étendait la fête du Sacré- Cœur à l'Église entière, c'était afin de « fournir aux fidèles des stimulants (incÀtamenta) pour aimer et payer d'amour (ad amandum et redamandum) le Cœur de Celui qui nous a aimés et lavés de nos péchés dans son sang 3. »

Quand il élève la fête à un rite supérieur, c'est pour que « la dévotion d'amour au Cœur de notre Rédempteur se propage toujours plus, et descende plus avant dans le cœur des fidèles, et qu'ainsi la charité, qui chez plusieurs s'est refroidie, se ranime aux feux du divin amour4. » Tl dit dans le bref de

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