‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 116 sur 242 · Voir ci-dessus, c. 1, $ 2, P · texte numérisé non relu

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2. Lettre xxxm (xxxiv), Vie el Œuvres, t. II, p. G8 (105); G. xxxvu, à00. Voir ci-dessus, 1" partie, c. n, S ?> p. 43.

DIFFUSION eu; culte

Il y a des traits tout semblables dans les œuvres du B. Henri Suso (1300-1366). Il fait dire à Jésus : « Considérez tous les cœurs, et voyez si jamais un seul a été rempli d'amour comme l'a été le mien. J'aurais voulu, à la place de tous mes membres, n'en avoir qu'un seul, le plus noble, le cœur, et j'aurais désiré que ce cœur fût transpercé, fût détruit, déchiré, partagé en morceaux, j'aurais voulu que rien ne restât en moi qui ne fût donné pour vous témoigner mon amour1. » Et un peu plus loin : « Il faut que tu entres par mon côté ouvert dans mon cœur blessé d'amour, que tu t'y enfermes; il faut que tu y cherches une habitation, que tu 7 demeures. Je te purifierai alors dans l'eau vive, et je te colorerai en rouge avec mon sang ; je. m'attacherai et je m'unirai à toi éternellement. » L'âme fidèle répond : « Seigneur, aucun aimant n'attire le fer avec autant de force que l'exemple de vos aimables souffrances attire les cœurs pour les unir au vôtre2. »

Ce qu'écrivaient Tauler et Suso, des mystiques dominicaines le réalisaient. Nous avons déjà parlé de sainte Catherine de Sienne, nous pouvons signaler des cas moins connus.

11 y avait à Coîmar un couvent d? Dominicaines fort dévotes à la Passion du Sauveur et à ses plaies sacrées. Dans les notices écrites par l'une d'elles,

1. Le livre de la sagetse, c. iv;dans Œuvres tnystiqves du B. Henri Suso. Traduction nouvelle, parle P. G. Thiriot, 0. P., t. II, p. 28-29. Paris, 1899.

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