‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 129 sur 242 · In 3am partem S. Th. disp. 41. sect · texte numérisé non relu

In 3am partem S. Th. disp. 41. sect

4. Textes français dans Franciosi, col. 336, d'après la traduction de M. René Gaultier, Douai 1650.

5. Libellus sodalitatis, hoc est Christianarum institutionum libri quinque, libro 1, c. 26. p. 159. Communiqué par le P. J. Erucker.

parle partout: la dévotion existe, elle est même fort répandue l.

I. Le P. Benoit Xigri, jésuite, mourant à Verdun vers 1590, disait à ses Frères : - Je vous souhaite d'habiter dans la cœur de Jésus-Christ, et je souhaite que vous formiez pour moi le même vœu. » Cité par le P. Fouqueray, Histoire de la Compaijale de Jésus en France, t. II, p. 242.

Au monastère de Fontaine-les-Nonnes, près Meaux, les actes de profession des religieuses, entre 1565 et 1601, portent souvent, au-dessous de la signature, l'image d'un cœur, devinée a la plume. D'ordinaire, le cœur est percé d'un glaive (non d'une lance) avec trois clous: parfois il contient le monogramme 1HS, souvent une petite croix au milieu. Il est placé parfois au pied de la croix, parfois sur la barre verticale de la croix, audessous de la traverse horizontal»'. Commvnication de M. Bergy, à qui M. le curé doyen de la Ferté-sous-Jouarre a bien voulu montrer ces actes de Profession. — Avec nos idées actuelles, on pense naturellement que cette image est celle du cœur do Jésus : monogramme, croix, clous, lance ou glaive, font penser aux cinq plaies. Pourtant la disposition n'est pas oelle des cinq plaies. Je croirais plutôt que le cœur figuré est celui de la religieuse, consacré à Jésus et attaché à la croix par les vœux, comme par trois clous, sous L'influence de l'amour divin, qui l'a blessé d'un glaive. Nous rencontrerons plus d'un cas semblable (Jeanne de Matel, saint François de Sales et les Yisitandines, B. Jean Eudes). On peut accorder, d'ailleurs, que cette figuration même suppose déjà une certaine dévotion aux cinq plaies et au Sac; é-Cceur.

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