Ibid. 1. I, c. 0, n. 4, p. 47; Franciosi, 1. c
LA DÉVOTION AU XVIIe SIÈCLB 317
de ses mains et de ses pieds. « Et celle du côté? lui dis- je. Il répondit : Regarde ; et il me montra aussi celle-là, et en même temps son cœur, qui apparaissait à travers la blessure1. »
Un jour de vendredi saint, c'était en 1616, comme elle craignait l'illusion, Notre-Seigneur lui dit : « Approche, et touche la blessure de mon t Je m'approchai et je la touchai, et aussitôt je sentis comme des rayons enflammés d'amour divin qui sortaient du cœur de Notre-Seigneur par la blessure : ils venaient jusqu'à mon cœur, et l'embrasaient d'amour pour lui 2. »
En février 16 22, elle vit Notre-Seigneur comme au ciel, et de sa poitrine comme une échelle qui descendait en s'élargissant vers la terre. « Les Anges, dit-elle, me conduisirent au bas de l'échelle, et je me mis A monter... jusqu'à ce que je fusse arrivée... là où l'échelle s'appuyait à sa poitrine. Il m'introduisit... dans le sanctuaire secret de sa divine poitrine... LA, je vis le mystère de la sainte Trinité, autant que j'en étais capable3. » A elle aussi, il voulut, le 18 juillet 1612, faire don de snn propre cœur, afin de la rendre p arfaitement conforme à ce cœur divin 4. Enfin, un jour de décembre 1618, il lui donna « la clef de son cœur et de sa volonté », pour lui signifier que désormais elle n'avait qu'à exprimer un désir : « Pourvu que la