T" ie Weber, traduite par Ch. Sainte-Foi, c
p. 185-186; d'après Franciosi, 429.
LA DÉVOTION AU XVII* SIÈCLE 3oi
Testament Spirituel : « 0 cœur transpercé de mon doux Jésus! 0 porte que votre amour a ouvert-' bien plus que la lance du soldat! 0 doux, ô gracieux, ô aimable, ô bon Jésus! Étouffez, consumes, anéantissez dans votre cœur rempli d'amour tous mes péchés; car c'est en ce cœur que mon âme met son espérance... 0 Fils de Dieu, mon aimable Époux, je vous aime de tout mon cœur, et je languis du désir d'entrer, par la porte sacrée de votre cœur ouvert, dans les ,;oies de votre paradis '. » Et avec quelle poésie elle chantait le cœur de Jésus : « 0 Jésus, mon amour, le vrai bonheur de l'âme est de se reposer dans votre cœur, dépouillée de tous les objets terrestres, dans un bienheureux oubli de tout ce qui n'est pas Dieu et de sucer ainsi le lait de votre sagesse. Que mes yeux ne voient plus que vous; que mes oreilles n'entendent que vous; que ma langue ne parle que de vous : que tous mes sens doucement assoupis dans rotre divin cœur, comme Jean sur votre poitrine, rêvent et parlent de vous dans un amour able. 0 cœur de Jésus, école de la divine vérité, où l'âme apprend et saisit ce qu'il y a de plus incompréhensible! Divin artiste, c'est dans l'atelier de votre cœur que vous travaillez le mien par les coups redoublés d'un amour réciproque pour en faire un vase précieux... Votre cœur est une arche pleine de blanches colombes qui, échappées au bourbier de ce monde, ont cherché en vous