Letierce, Étude sur le Sacré-Cœur, t. I, p. 34, d'après
née sainte. Mais l'auteur ne donne pas de renvoi précis. Nul doute que le style n'ait été retouché.
tioris de Paray, et prendre part aux premières fêtes du culte nouveau.
C'estsurnaturellement qu'une autre Visitandinc, une humble converse, sœur Jeanne-Bénigne Gojoz, apprenait, au monastère de Turin, où elle devait mourir, en 1692, les grâces faites par le Sacré-Cœur à Marguerite-Marie. « Il est certain, dit son historien, qu'en Tannée 1687 elle me fit connaître plusieurs grâces de notre sœur Marguerite-Mai ie Alacoque, dont on ne parlait nullement encore dans nos pays. Elle me dit que c'était une personne par qui Dieu serait glorifié et qu'elle enseignerait dans l'Église une dévotion très profitable1, m Sœur Jeanne-Bénigne fut elle-même comblée des faveurs du cœur de Jésus. Après une longue préparation par l'union avec le Sauveur en croix, « l'amour, dit-elle, me cacha en Jésus, et je me trouvai dans le cœur adorable de mon Sauveur, où je demeurai comme perdue à moi-même durant trois ans entiers. » L'historien ajoute : « L'Esprit d'amour alla toujours plus l'enfonçant dans l'intérieur de ce Cœur divin, et sœur Bénigne était là comme la colombe au trou de la pierre angulaire2. » Un jour, elle vit son propre cœur
1. Le charme du divin amour, ou la vie de la dévote sœur Jeanne- Bénigne Gojos, par la Mère Marie-Geltrude Provane de L^yni, Turin,. 1846, 3e partie, c. 9, p. 486. Une nouvelle édition a été donnée à Besançon en 1901, plus conforme, je suppose, au texte original (1693). Dans cette édition, il y a « humble » au lieu de « dévote » ; le nom est écrit Gojoz, au lieu
x s de pius, dans la phrase citée, rendent
le texte plus clair : « qu'elle enseignerait et apporterait. -