‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 172 sur 242 · Pratique, p. 14-16. D'après l'édition do · texte numérisé non relu

Pratique, p. 14-16. D'après l'édition do

quelle différence entre cœur et cœur! entre votre cœur, ô mou Jésus, et le mien! Ah! quelle différence! Mais, mon cher Sauveur, permettez-moi de vous dire du fond de l'abîme de mon néant, que vous n'avez pris un cœur semblable au mien par nature qu'afin que le mien fût semblable au vôtre par votre grâce. Faites donc, s'il vous plaît, mon adorable Rédempteur, faites crue mon cœur soit semblable au vôtre. Votre cœur est pur, que le mien soit pur. . . Gréez, mon Dieu, créez un cœur pur en moi. Votre cœur est humble, que le mien soit humble... Votre cœur est tout amour, et amour tout saint; que le mien soit tout amour et amour tout saint. Que votre cœur, ô mon Jésus, possède entièrement le mien; que le mien, ô mon Jésus, soit entièrement fondu et abîmé dans le vôtre. Que votre cœur et le mien, ô mon Jésus, ne soient plus deux cœurs, mais un seulement : un cœur fidèle, un cœur contrit, un cœur dévot, un cœur généreux, un cœur charitable, un cœur chrétien. Ah! c'est à quoi je veux désormais m'appliquer avec votre grâce, mon Sauveur, à n'avoir plus dans mon cœur que ce qui est dans le vôtre : pureté, humilité, patience, docilité, courage, douceur, charité; à n'avoir plus que Jésus et son amour; plus de cœur à moi, mais a Jésus. Ce n'est plus mon cœur, c'est le vôtre, il est tout à vous. Ouvrez-le, fermez-le, purifiez-le, embrasez-le, il est à vous. Hélas! il ne l'a pas toujours été; mais, ô cœur de Jésus, ô amour de Jésus, il l'est à présent par votre grâce, et il le sera, s'il vous plaît, à jamais, Jésus, Jésus, Jésus. » Suit cette note :

« Ici silence et amour, tenant la bouche sur le cœur du Crucifix1. »

Dans la seconde partie de l'ouvrage, consacrée à l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ, il y a encore quelques mentions expresses du Sacré- Cœur. L'une se trouve à la seconde considération, sur l'amour de Jésus pour nous, p. 101 : « Tâchons de pénétrer encore plus avant dans le cœur de Jésus2. » L'autre est à la troisième considération, sur le peu d'amour qu'on rend à Jésus, p. 119- 120 : « Mais comment est-ce qu'après tous ces mauvais traitements, vous me tendez encore les bras, et m'ouvrez votre cœur pour me recevoir? Ah! je m'y jette donc, ô bon Jésus, je me jette dans votre cœur charitable. » Mentions rapides, mais qui dominent tout le développement, lequel est lui-même tout entier dans le sens de la dévotion au Sacré-Cœur.

Dans 1' « Exercice de dévotion envers le Crucifix », le pécheur, contemplant tour à tour la tête, la face, les yeux, la bouche, les mains, les pieds de Jésus mort en croix, leur adresse de touchantes prières. Au cœur il parle ainsi : « C'est donc vous, enfin, ô cœur sacré de mon Jésus, en qui sont renfermés tous les trésors de la divinité, et qui avez eu tant d'amour pour moi; c'est donc vous que je vois percé, et verser jusqu'à la

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