Mémoire, t. II, p. 356-413; revu sur G. n. 94, p
3. Voir les lettres à la Mère de Soudeilles, septembre 1679 (G. dit 1679 ou 1680), lettre iv; 6 juin 1080, lettre vu; 1" juillet 1682, lettre xm (2« édition et G., 1. xiv), etc.
Mais elle ne pouvait trahir le mystère de ses communications avec Jésus. On le soupçonnait bien â Moulins et à Dijon, où la Mère de Saumaise avait parlé d'elle et de la chère dévotion; à Semur, où la Mère Greyfié se rendit en quittant Paray; à Charolles, où le P. de la Golombière avait passé et avait jeté une étincelle; à Condrieu, où il en écrivait à sa sœur, lui disant de la transmettre à ses amies, etc. Mais on ne pouvait qu'entrevoit1 et deviner. La publication révélait les origines divines de la dévotion et une intention positive de Notre-Seigneur. La Bienheureuse n'était désigné ; que pour un petit cercle d'initiés; et, sans trop se compromettre, elle était libre désormais de donn r cours à son zèle. Un passage d'une de ses lettre s montre très bien comment elle s'y prenait. Elle avait souvent parlé du Sacré-Cœur à la Mère de Soudeilles, supérieure à Moulins; elle l'avait poussée avec une singulière énergie à se consacrer tout entière à ce Sacré-Cœur. Mais sans presque s'expliquer sur la dévotion. Elle n'osait même pas tout écrire à son ancienne supérieure, la Mère de Saumaise; car, disait-elle, « le papier ne m'est pas fidèle, et m'a déjà trompée plusieurs fois * ». Maintenant, elle s'enhardit. Elle écrit à Moulins, le k juillet 1686 : « Je ne sais, ma chère Mère, si vous comprendrez que c'est de la dévotion au sacré Cœur de Notre [Seigneur] Jésus-Christ que je vous parle, laquelle fait un grand fruit et chan&e-