L ESSOR DE LA NOUVELLE DÉVOTION
tion approuvait la messe et l'office pour la Pologne et pour l'Archiconfrérie. Le 10 juillet, les Visitandines obtenaient la fête pour elles-mêmes. En France, Tannée même du décret, la fête fut reçue quasi officiellement par l'épiscopat, et fut vite établie dans presque tous les diocèses. La pieuse reine était intervenue. A l'assemblée du clergé, en juillet 1765, l'archevêque de Reims, qui présidait, fit part en son nom, « du désir qu'elle aurait de voir établir, dans tous les diocèses où ils ne le sont pas encore, la dévotion et l'office du sacré Cœur de Jésus ». Il ne doutait pas, ajouta-t-il, « que l'assemblée ne sentit tout l'avantage de ce pieux établissement, et ne s'empressât de l'autoriser par une délibération conforme aux vœux de Sa Majesté ». Sur quoi, continuent les actes, « tous les évêques qui composent l'assemblée1, également pénétrés du profond respect et de la vénération qui ne sont pas moins dus aux vertus éminentes de Sa Majesté qu'à son rang auguste, et voulant, autant qu'il est en eux, seconder un zèle aussi édifiant, ont unanimement délibéré d'établir, dans leurs diocèses respectifs, la dévotion et l'office du sacré Cœur de Jésus, et d'inviter, par une lettre circulaire, les autres évêques du royaume d'en faire de même dans les diocèses où cette dévotion et cet office ne sont pas encore établis. »
Ainsi fut fait. La circulaire fut envoyée, et