‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 206 sur 242 · Ils étalent 32, à en juger par le mandement de M8r de · texte numérisé non relu

Ils étalent 32, à en juger par le mandement de M8r de

Pressy.

DÉVOTION Al) S.-C. 3i

presque partout la fête fut établie aussitôt. Il y eut, à cette occasion, nombre de Mandements épiscopaux expliquant la dévotion et la faisant fort bien valoir *.

De tous côtés, on demanda la fête, et il suffisait de la demander pour l'obtenir. Bref, en 1856, la Sacrée Congrégation des Rites pouvait dire qu'il n'y avait presque plus une Église au monde qui n'eût obtenu le privilège2.

Ce n'était pourtant qu'un privilège : la fête était concédée, non prescrite. C'est en 1856 seulement que Pie IX, à la demande des évêques de France, réunis èi Paris à l'occasion du baptême du prince impérial, étendit la fête à l'Église universelle sous le rite double majeur3.

Eu 186i, la béatification de Marguerite -Marie donnait une haute sanction au culte tel qu'il s'était propagé. Car les documents, décret de béatification, oraison de la Bienheureuse, leçons de la fête, affirmaient nettement que Jésus avait choisi l'humble Visitandine de Paray pour être l'apôtre de son Sacré-Cœur, pour nous révéler par elle son immense amour, et nous pousser à y répondre en l'honorant sous le symbole du cœur4.

Cependant la dévotion grandissait, et, de tous

1. J'ai sous les yeux celui de M«* de Pressy, évoque de Boulogne. Il est daté du 10 niai 1766. On y trouve le procès-verbal de l'assemblée du clergé donné ci-dessus. Œuvres de i/«r de Pressy, (édition Migne), t. II, col. 1029.

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