Z,.e.lib. IV
est employé, mais au sens métaphorique; l'expression vulnerati cordis n'est qu'une formule de langage, non un symbole vivant et parlant.
9. Conclusion. — Nous arrêtons là notre revue. D'autres textes anciens ont été apportés en faveur de la dévotion ; mais il n'y a pas lieu de les examiner en détail. Quelques-uns sont étudiés au chapitre des origines : celui du Pseudo-Cyprien, celui de Gilbert de Holland, etc. Beaucoup ont rapport à la plaie du côté, au symbolisme du sang et de l'eau qui en découlent, etc. , mais le cœur n'est pas particulièrement désigné. Les autres se ramènent à quelques-uns des cas qui ont été signalés ici, et s'expliquent par les mêmes remarques. La conclusion peut être regardée comme scientifiquement acquise que, dans les textes ou les faits allégués jusqu'à présent pour témoigner de la dévotion au Sacré-Cœur dans les dix premiers siècles de l'Église, aucun ne peut être regardé comme concluant. Pour préciser plus encore, pas un n'a exactement le sens qu'on lui donne, ou, s'il a le sens qu'on lui donne, ce sens n'est pas, à proprement parler, celui de la dévotion au Sacré-Cœur. En revanche, il est acquis que beaucoup de ces textes, qu'ils soient de l'Écriture ou des écrivains ecclésiastiques, ouvrent les voies à la dévotion, la préparent, y conduisent. Ils sont les matériaux dont elle se servira; ils seront, quand elle sera née, des formules toutes prêtes, soit de la dévotion soit de quelqu'une de ses pratiques.
Cette conclusion sous son double aspect, négatif et positif f absence de textes formels en faveur de la dévotion, beaucoup de textes qui préparent la dévotion), justifiera peut-être, au regard de ceux qui s'intéressent aux origines, le laborieux examen qu'il a fallu faire pour l'établir.