Lettres inédites, m, p. 123 ; G. cxxxii
de la très Sainte Vierge, notre bonne Mère *. » La dévotion à Marie et au cœur de Marie est inséparable pour notre sainte de la dévotion à Jésus et au cœur de Jébus.
7. Prier et souffrir pour les émes du Purgatoire. — L'amour du Sacré-Cœur accompagne les âmes au sortir de cette vie, quand elles ont à se purifier dans l'autre. Aussi voyons-nous Marguerite-Marie, pleine de la compassion du divin Cœur pour « ses amies souffrantes », se faire victime pour elles, et puiser dans les trésors du Sacré-Cœur pour les soulager. La première fête du Sacré-Cœur à Paray, 20 juillet 1685, fut, pour une bonne part, occupée en leur faveur. Car, disent les Contemporaines, « elle souhaita que le reste de la journée fût employé à prier pour les âmes du purgatoire, les conduisit (les novices) à notre sépulture, où elle leur fit dire quantité de prières pour leur soulagement2 ». Elle écrit à la Mère de Saumaise : « Le sacré Cœur de Jésus donne souvent sa chétive victime aux âmes du purgatoire pour les aider à satisfaire à sa divine justice. C'est dans ce temps que je souffre une peine à peu près comme la leur, ne trouvant de repos ni jour ni nuit3. » Elle parle souvent de ce purgatoire de son âme et de ce qu'elle souffrait dans ces circonstances.
En revanche, Jésus ne savait rien refuser à sa