Lettre xx (xxi), t. II, p. 40(77); G. xxu
à l'ordinaire, vous consacrant tout à lui et tout ce que vous direz ou penserez. » Suivent divers actes pour les divers moments de la journée. De telle heure à telle heure, « cinq pratiques de pureté d'intention, avec cinq actes d'adoration unie à celle qu'il rend à son Père au Saint-Sacrement de Tautel. Vous les offrirez à Dieu pour satisfaire à sa justice, en lui payant par la pureté du sacré Cœur le défaut de pureté d'intention de ces pauvres âmes... ». Et ainsi pour toute la journée, toujours en union avec Jésus : pratiques de silence en union avec « celui de Jésus au Saint-Sacrement » ; pratiques de charité en union avec « l'ardente charité du sacré Cœur pour payer les défauts de ces pauvres âmes » ; pratiques d'humilité en union avec l'humilité de ce divin Cœur, toujours aussi en vue de payer « pour ces pauvres affligées », avec les mérites du sacré Cœur. « Le soir, vous ferez un petit tour par le purgatoire, en la compagnie du sacré Cœur, en lui consacrant tout ce que vous aurez fait, pour le prier d'appliquer ses mérites à ces saintes âmes souflrantes. Et vous les prierez en même temps d'employer leur pouvoir pour nous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l'amour et la fidélité au sacré Cœur de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant à ses désirs sur nous, sans résistance1. »
1. Avis, Lin (liv), t. II, p. 440 (501) ; G. ltx, 735. Pour plus de détails sur ce sujet, voir «'Opuscule composé par une Auxiliatrice du Purgatoire, Le Sacré-Cœur, U B. Marguerite- Marie, et Us ornes 4m Pur g attire, Paris, s. d.
8. Pratiques diverses. — On pourrait relever dans les écrits de la Bienheureuse diverses autres pratiques (Litanies, Petit-Office, etc.). Quelquesunes se rapprochent beaucoup de pratiques qui depuis ont pris un grand développement.
Les différents offices à remplir auprès du Sacré- Cœur (disciple, serviteur, adorateur, ami, médiateur, réparateur, zélateur, etc.) s'annoncent déjà chez Marguerite-Marie. Elle écrit à la Mère Greyfié en lui parlant d'une Sœur : Il (le Sacré-Cœur) lui adonné son office, la faisant sa Médiatrice... Il désire qu'il y en ait une chez vous qui lui rende le même service ; mais il veut qu'elle soit tirée au sort... Il demande encore une Réparatrice... Et pour vous votre office sera d'offrir à cet aimable Cœur tout ce qui se fera de bien à son honneur l. »
Dans une lettre au P. Croiset, elle demande c une association de cette dévotion (au Sacré- Cœur) où ces associés participeraient au bien spirituel les uns des autres ». C'est l'idée de l'Apostolat de la prière, de la Garde d'honneur, etc. Elle y voudrait « une particulière union et dévotion aux saints Anges, qui sont particulièrement destinés à l'aimer (le Sacré-Cœur), honorer et louer dans ce divin sacrement d'amour; afin qu'étant unis et associés avec eux, ils suppléassent pour nous en sa divine présence, tant pour lui rendre
1. Lettres, xliv (xlv), t. II, p. 86 (123); G. l, 323. Voir aussi les De-meures dans le sacré Cœur, t. II, p. 469 (531); G. lv, 725; et « la manière d'honorer les diverses vies de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement », t. II, p. 465(527); G. lvii, 730.
nos hommages que pour l'aimer pour nous et pour tous ceux qui ne l'aiment pas, et pour réparer les irrévérences que nous commettons à sa sainte présence1 ». Cette union aux Anges est aussi réalisée dans les Offices.
L'esprit de la dévotion.
V amour y avec ce qu'il a de plus vif et de plu* tendre, généreux et dévoué, pratique.
N'allons pas croire, d'après ces pratiques, que la dévotion au Sacré-Cœur n'est pas autre chose pour Marguerite-Marie. C'est plus et mieux. C'est une vie toute d'union à ce cœur aimant, pour sentir ce qu'il sent, vouloir ce qu'il veut, aimer ce qu'il aime; pour lui plaire en faisant ce qu'il désire, et pour plaire à Dieu en s'appropriant ses sentiments et ses mérites, et l'offrant lui-même à son Père : une vie toute d'amour et de réparation amoureuse 2. Quelles que soient les pratiques, la