Lettre synodale, décembre 1857. Œuvres, t. III, p
2. Mandement reoroduit dans la Revue du, Clergé français, 1903, t. XXXlY,;p. m et suiv.
sainte de Paray, en faveur des dévots à son Sacré-Cœur : que ne peut-on attendre d'un tel amour? Ni de s'étonner des fruits singuliers q attache à cette dévotion : que ne fera pas dans l'âme, si une fois elle s'y implante, une dévotion toute d'amour, répondant à un tel amour?
Cela peut nous aider à comprendre le mot singulièrement hardi de sainte Marguerite-Marie, que le Sacré-Cœur était comme un nouveau médiateur. Nouveau médiateur, comme manifestation nouvelle de l'éternel et unique médiateur, qui nous fait comme un nouveau don de lui-même en nous donnant son cœur à découvert; médiateur par où nous allons à Jésus, où nous trouvons Jésus, comme par Jésus nous allons à son Père et en Jésus nous trouvons Dieu1.
Cela peut nous aider à comprendre aussi que Léoi XIII ait désigné le Sacré-Cœur comme le labarum des temps nouveaux. Non pas que la croix doive disparaître et s'effacer devant le cœur. Mais le cœur nous fait mieux comprendre et mieux connaître la croix; il nous fait entrer dans le fond même du mystère de la rédemption; il e i fait déborder jusqu'à nous les grâces de salut. Le r^gne du Sacré-Cœur dans les âmes assure le règne de Dieu sur la terre.
Voir première partie, c. n, § 7, p. 43-4G.
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