‹ La dévotion au Sacré-Cœur de N.-S. Jésus-ChristChapitre 10 sur 90 · A MONSEIGNEUR STADLER. XV · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR STADLER. XV

Le refus était catégorique et tout autre que vous, Monseigneur, aurait conclu qu'il était inutile d'insister ; vous n'en ai>e^ pas Jugé ainsi et vous ave^ eu raison. De i883 à i88j , pendant près de quatre années au cours desquelles vos démarches successives n'obtenaient aucun succès , vous êtes toujours revenu à la charge saiis Jamais vous décourager, et votre constance a fini par l'emporter. Le savant Mémoire qu'en dernier lieu vous ave^ envoyé directement à Son Éminence le Cardinal Préfet de la Sainte Inquisition a fait impression sur l'esprit de vos Juges. Le 24 du mois d'août 1 88y, « ils ont ordonné que le Livre de votre protégé fût effacé de la liste des ouvrages prohibés » ; en d'autres termes, ils ont déclaré, avec l'autorité qui leur appartient, que ce livre ne mérite la flétrissure d'aucune correction, et que rien ne s'oppose à ce qu'on l'imprime tel qu'il est sorti de la plume de son pieux Auteur. Rendu à la suite du plus rigoureux examen par un tel Tribunal, ce Décret a une valeur exceptionnelle, il équivaut à un hommage bieyi plus qu'à une ordonnance de simple non-lieu; ce n'est pas un acte de clémence, une grâce qu'il concède à l'ouvrage du P. Croiset, ce n'est pas un pardon, une amnistie, une remise de peine qu'il lui accorde comme on le ferait à un coupable, c'est une complète Justification, c'est une solennelle et triomphante réhabilitation, et elle le dédommage surabondamment des humiliations auxquelles précédemment il a été en butte.

Page 1