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des cures strictement ambulatoires. Le patient n’a pas à interrompre ses occupations, en général il peut se rendre à son travail le jour même de l’intervention. Parfois il accuse durant cette journée une sensation de pesanteur et de gêne périnéale. Exceptionnellement l’on observe une réaction post-opératoire plus appréciable marquée par des douleurs, de l’œdème, un prolapsus ; même dans ces très rares cas, il ne s’agit là que de troubles peu accusés et ne
durant qu’un ou deux jours.
Signalons qu'après l'intervention, il existe une tendance au prolapsus dont il faut prévenir le malade car il est nécessaire qu'il le réduise lui-même aussitôt et aussi souvent qu'il se produit.
Conduite de la cure
Pour garder à cette cure son caractère ambulatoire, il est nécessaire de ne pas coaguler plus de deux ou trois paquets hémorroïdaires à chaque séance ; il est préférable de répéter les séances plutôt que de répéter les coagulations au cours d’une même séance. Chacune d'elles sera séparée de la suivante par un minimum de 15 jours, dans les cas habituels une à quatre séances sont suffisantes. L'on sera particulièrement prudent lors de la première intervention et d’après les réactions post-opératoires les coagulations suivantes seront plus ou moins intenses.
Résultais
Nous envisagerons ici les résultats d'ensemble du traitement des hémorroïdes, ce traitement ayant le plus souvent débuté par une série d’injections sclérosantes et ayant été complété par une ou plusieurs séances de diathermo-coagulation monopo-
laire, rarement la diathermo-coagulation aura été seule employée. En effet, c’est dans la mesure où l'on aura su combiner ces deux armes thérapeutiques que les résultats seront parfaits.
Résultats fonctionnels. — Ils sont réellement parfaits, tous les malades que nous avons interrogés sont unanimes : ils se considèrent comme guéris, ne présentant plus la moindre hémorragie ni prolapsus et menant une vie normale. :
Résultats anatomiques. — Ils ne sont pas moins surprenants, il ne persiste aucune cicatrice à tel point qu'après 15 jours ou à semaines il est impossible de trouver le point de la muqueuse où s’est effectuée la coagulation, le toucher ne révèle aucune induration ni épaississement de la muqueuse, l'examen endoscopique ne décèle pas le moindre changement de, coloration. L'on se trouve en présence d’une muqueuse parfaitement normale et c’est un véritable émerveillement que ces examens de contrôle après les interventions.
Résultats éloignés.
Ils sont tout aussi satisfaisants, la guérison obtenue est le plus souvent défintive. Il y a environ dix ans que Rachet traita ses premiers malades par cette méthode, la majorité n'ont présenté aucune récidive depuis cette époque. Il est rarement nécessaire d’avoir recours quelques années plus tard à une nouvelle séance de diathermo-coagulation ou d'injections sclérosantes ; mais lorsque ce sera nécessaire, rien de plus facile ; en effet, la diathermocoagulation monopolaire ne s'oppose pas à des injections sclérosantes ultérieures.
Nous citerons quelques observations particulièment démonstratives quant au caractère arnbula-
SA As
toire et efficace de la cure ainsi réalisée. Nous ne multiplierons d’ailleurs pas leur nombre, elles sont en effet toutes superposables et sur les centaines d'observations que notre Maître Rachet a mis à notre disposition, ce n’est que dans la proportion de 1 Cas Sur 10 environ que nous avons relevé quelques réactions post-opératoires atténuées.
OBSERVATION N° r
(Rachet)
Mme R..., 35 ans.
Juillet 1938.
Vient pour prolapsus volumineux, permanent, réductible mais se reproduisant aussitôt. Cette infirmité rend toute vie sociale normale impossible, la malade devant continuellement s’isoler pour réduire ce prolapsus. Cet état dure depuis 3 ans.
“Depuis cette époque, la malade a subi de nomasreuses séries d’injections sclérosantes, le sombre total des piqürces dépasse quarante. Ces traitements antérieurs furent pratiqués par différents médecins particulièrement compétents.
La cure sclérosante s'étant avérée totalement impuissante dans ce cas, nous décidons de pratiquer d’emblée une coagulation monopolaire. Nous prévenons la malade qu’en raison de l’importance du prolapsus, elle devra prévoir une légère réaction post-opératoire.
Traitement : Réduction du prolapsus. La coagulation est pratiquée dans le canäl anal suivant la technique monopolaire. Coagulations profondes en deux points (3 h. et 6 h.).
La malade revue 10 jours après est enthousiasmée : aucune réaction post-opératoire, disparition du prolapsus qui ne s’est pas reproduit depuis ro jours.
Le traitement a été complété par deux autres coagulations La guérison est totale.