‹ La diction française par les textesChapitre 20 sur 104 · INTRODUCTION. XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXVII

livreriez-vous pas à l'agréable travail qui vous permettra de connaître ces joies?

IVlais ne vous flattez point.

Voir, sentir, comprendre sont une chose ; faire voir, faire sentir et faire comprendre en sont une autre. Et lorsque vous serez initiés à cet art, car c'en est un, vous ne regretterez pas, j'en suis sûr, de m'avoir écouté si longtemps. Et vous ne regretterez pas non plus le travail que nous allons faire ensemble, car nous allons le faire, n'est-ce pas, j'en ai la certitude. Il est nécessaire pour tous, je crois vous l'avoir prouvé ; il a été fâcheusement négligé, nous l'avons vu ; il est facile et agréable et vous donnera certainement de rapides résultats.

Le plan que nous annoncions aux élèves^ et que nous suivons dans nos cours oraux^ est le même que celui du présent volume. La gradation adoptée est celle-ci : rompre le diseur auxnécessités mécaniques [respiration, voix, articulation, prononciation, etc..) et favoriser peu à peu chez lui la manifestation des facultés supérieures [intelligence, imagination, sensibilité, goût).

jyoïi trois parties fondamentales : la correction, r expression et le rythme [i).

Aucun de ces éléments capitaux ne doit être négligé : ils se tiennent indissolublement et se complètent.

Les conseils que nous ad?'essons au.x élèves sont ceux que nous avons reçus des maîtres illustres qui ont été les noires. Il est, en effet, une admirable tradition ([ui se perpétue à la Comédie-Française : pourquoi n'en pas faire connaître les éléments principaux à ceux qui pourront en tirer profit ?

(1) Sauf l'interversion des deux dernières parties, cette division est celle qu'ont adoptée MM. Georges Berr et Delbost dans leur 1res intéressant volume : Les trois dictions. (Éd. Revue scientifique, Paris, 1903,)

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