CHAPITRE VINGT-TROISIÈME
Des hérésies et des schismes.
Avant toute chose (i), gardez-vous des hérésies odieuses, impies et redoutables, jugez-les comme un feu ardent, ainsi que tous ceux qai y adhèrent (2). Si, quand un homme fait un schisme, il se condamne au feu avec tous ceux qui errent à sa suite, que sera-ce quand un homme va s'enfoncer dans les hérésies? — Sachez bien que si l'un de vous aime la prééminence et ose faire un schisme, il aura le sort de Coré, Dathan et Abiron; lui et les siens seront condamnés au feu. Les parents de Coré étaient aussi des Lévites et servaient dans le tabernacle de l'alliance ; ils aimèrent la prééminence, et désirèrent la charge de grand-prêtre (3) ; ils commencèrent alors à dire du mal de cet illustre Moyse, parce qu'il avait commerce avec une femme païenne — car il avait une femme couschite (éthiopienne) — (ils dirent) qu'il se souillait avec elle (4). Beaucoup d'autres, et ceux de chez Zamri qui forniquèrent avec les femmes madianites (5) étaient avec lui, le peuple qui l'accompagnait était souillé, et son frère Aaron lui-même avait été le premier à adorer les idoles, puisqu'il avait fait a^i peuple une idole et une statue (6). Ils disaient du mal de Moyse (7), qui fit tant de prodiges et de miracles de la part de Dieu en faveur du peuple: lui qui fit ces œuvres louables et admirables pour leur venir en aide ; lui qui frappa les Egyptiens des dix plaies ; lui qui divisa
(1) C. A., vi, chap. i.
(a) Les C. A. portent : « fuyez-les comme un feu qui brûle ceux qui en approchent. »
(3) Nombres, xvi, 3, 10.
(4) Nombres, xn, 1. Ce furent en réalité Marie et Aaron qui firent ce reproche à Moyse, et non pas Coré, Dathan et Abiron. Les G. A. ajoutent ici un chapitre (ch. 11), pour montrer que l'on ne peut s'insurger ni contre le pouvoir civil ni contre le sacerdoce.
(6) Nombres, xxv, 14. L'hébreu porte Zamri, les Septante et la Vulgate écrivent Zambri.
(6) Exode, xxxn.
(7) G. A., vi, chap. m.
la mer Rouge, et les eaux s'élevèrent comme un mur de part et d'autre, et il fit passer le peuple comme dans un désert [97] aride, et il submergea leurs adversaires, les impies et tous ceux qui les accompagnaient; lui qui leur adoucit une source d'eau et leur fit sortir un ruisseau d'une pierre dure (i), ils burent et furent désaltérés; lui qui leur fit descendre la manne du ciel, et, avec la manne, leur donna encore de la chair; lui qui leur donna une colonne de feu durant la nuit pour les éclairer et les conduire, et une colonne de nuée durant le jour pour les ombrager; lui qui prêta la main dans le désert à la constitution de la loi et leur donna les dix commandements de Dieu (2). Ils disaient du mal de l'ami et du bon serviteur du Seigneur Dieu, comme pour se glorifier dans la justice, pour se louer dans la sainteté, pour montrer de la pureté, et pour montrer une hypocrite religion. Ils disaient, comme des hommes purs pleins de vigilance pour la sainteté : « Nous ne nous souillons pas avec Moyse et le peuple qui l'accompagne, car ils ne sont pas purs. » Et deux cent cinquante hommes se levèrent; ils eurent le tort de quitter cet illustre Moyse, comme s'ils pensaient qu'ils louaient Dieu mieux que lui et le servaient avec (plus de) soin. La multitude à laquelle on s'adressait n'offrait .qu'un encensoir de parfums au Seigneur Dieu, et ceux du schisme avec leurs chefs (en offraient) deux cent cinquante ; chacun d'eux offrait un encensoir de parfums, deux cent cinquante encensoirs, comme s'ils étaient plus religieux, plus purs et plus zélés que Moyse, Aaron et le peuple de leur bord ; mais le nombre de leur service (l'exagération de leurs exercices de piété) dans le schisme ne leur servit en rien, un feu allumé de devant le Seigneur les dévora. Ces deux cent cinquante hommes brûlèrent, en tenant leurs encensoirs à la main; la terre ouvrit sa bouche et engloutit Goré, Dathan, Abiron, leurs tentes, leurs possessions et tous ceux qui les accompagnaient, et ils descendirent tout vivants dans le schéol au supplice. Ainsi les chefs de l'erreur schismatique furent engloutis dans la terre et les deux cent cinquante hommes qui péchèrent furent brûlés par le feu, à la vue de tout le peuple (3). Le Seigneur épargna la multitude du peuple, qui renfermait cependant de nombreux pécheurs; le Seigneur jugeait chacun de ceux-là selon ses œuvres et il épargna la multitude du peuple. Le feu brûla ceux qui se croyaient purs, justes
(i)'Ex ftiTpaç àxpoTo'|/.ou. C. A. Cf.Nombres, xx, i3.
(2) Tbv vdfAOv 0eoO fc «To^arc; xal x.et?i; xai 7P a< P*fc © s0 & fo ^Xaçi Xtôivat$ xsxoXaauïvov 7capa<7y < ou.tvcv «ûtoïç, TsXeîcv àpiôy.oû $&xâXofOv. G. A.
(3) La suite manque dans les C. A.
et 1res religieux, parce qu'ils étaient dans le schisme. Le Seigneur dit [98] à Moyse et à Aaron : Prenez les encensoirs d'airain du milieu de :V incendie, faites-endes lames minces et incrustez-les sur V autel, pour que les fils d'Israël voient et ne recommencent pas à en faire autant. Répandez-là le feu étranger (i) parce qu'il a sanctifié les encensoirs des pécheurs dans leurs âmes (pour leur mort) (.).
Regardons, mes amis, et voyons quelle est la fin des schismes: (même) s'ils paraissent purs, saints et chastes, leur fin est dans le feu et dans- l'incendie éternel . Cela doit vous effrayer de voir que le feu du schisme, (le feu des encensoirs des partisans de Coré) fut aussi jugé (puni) par le feu (3). Ce n'est pas parce qu'il sanctifia (souilla) les encensoirs, car ce furent eux qui les sanctifièrent (souillèrent) de leurs âmes ; le feu en effet remplit son rôle, mais ceux-là crurent dans leur cœur et dans leurs âmes que leurs encensoirs étaient saints. Car il aurait fallu que le feu, pris pour le service de la prévarication et pour irriter Dieu, ne leur obéît pas, mais cessât son action, (il aurait dû) s'éteindre et ne pas dévorer, ne pas brûler, ne pas consumer ce qu'on plaçait sur lui. Mais, comme il ne fit pas la volonté du Seigneur Dieu, et obéit au schisme, il fut dit : répands aussi là le feu étranger; ainsi le Seigneur jugea (punit) le feu par le feu (4).
Si donc (5) cette colère et cette punition tombent sur les schismes qui s'imaginent louer Dieu, qu'arrive ra-t-il aux hérésies qui le blasphèment? Vous donc, d'après les livres, avec les yeux de la foi, quand vous voyez les lames d'airain (des encensoirs) incrustées dans l'autel, ayez soin de ne pas faire de schismes [et de ne pas tomber dans les schismes]. Les partisans de Corè, Dathan et Abiron sont le signe et l'image de la punition des schismes; quiconque les imitera périra de
(i) Ta îtip tô iî.WipiOï.Voir le texte des Septante.
(a) Nombre», xvtt, a-3 (Vulg., ivi, 37-38). L'ordre est différent dans D. et duw la Bible.
(3) On trouve en marge du manuscrit ; Le Seigneur juge (puait) le feu pw le feu, parce que le feu sortit de devant le Seigneur el brûla ceux qui placèrent des parfums lorsque cela ne leur était pas permis.
(4) Cette fin, comme nous l'avons dit, manque dans les C. A. — Les encen: in avec le feu qui était dedans furent livrés aux flammes el détruits; ils n'avi M cependant fait aucun mal, mais ils furent punis pour avoir été les instruments ut les rebelles se servirent. — D. semble vouloir inspirer par là une plus grande ] erreur des schismes, en montrant que même les instruments inconscients des se ilmes sont punis.
(B) C. A., VI, ohap. îv,
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même. Eloignez -vous donc beaucoup des schismes, comme des hommes fidèles et instruits et ne vous en approchez en rien, comme Moyse le dit au peuple à leur sujet : Eloignez-vous de ces hommes méchants et ne vous approchez de rien qui leur appartienne, afin de ne pas périr avec eux sous le nombre de leurs péchés (i). — Et quand la colère du Seigneur s'enflamma contre les schismes, il est écrit que le peuple s'éloigna d'eux (de Goré, etc.), et il disait : De crainte que la terre ne nous absorbe aussi [99] avec eux (2). De même vous, en hommes qui combattez pour la vie, fuyez les schis mes, et maudissez ceux qui veulent en faire, parce que vous savez en quel lieu ils sont punis.
Quant aux hérésies (3), n'acceptez même pas d'entendre leurs noms (4), car non seulement elles ne louent pas Dieu, mais bien plus elles le blasphèment; [aussi le Seigneur n'accepte-t-il pas les prières des hérétiques, ni leurs supplications ni leurs louanges] (5) à son égard. Les païens sont jugés parce qu'ils ne connurent pas, et les hérétiques seront condamnés parce qu'ils résistent à Dieu, comme aussi Notre Seigneur et Sauveur Jésus l'a dit : // y aura des hérésies et de» schismes (6) ; et encore : Malheur au monde à cause des scandales ; il est nécessaire qu'il y ait des scandales et des schismes, mais cependant malheur à l'homme qui les causera (7) ; alors nous entendions, mais maintenant nous voyons, comme d'ailleurs le Livre nous l'apprenait par Jérémieen disant: [U impureté est sortie sur toute la terre (8) et ces] impuretés hérétiques sont sorties, comme pour persuader notre cœur et confirmer notre foi, en montrant que les prédictions étaient véritables, car voilà qu'elles sont accomplies.
(1) Nombres, xvi, 26.
(a) Nombres, xvi, 34.
(3) G. A., vi, chap. v.
(4) Cf. Eph., v, 3.
(5) Nous avons dit dans l'introduction que nous mettons entre crochets les passages édités déjà entre crochets par Paul de Lagarde et qui figurent seulement en marge du texte syriaque, dans le ms. de Paris. Nous avons constaté que plusieurs de ces passages figurent dans le texte du manuscrit du Musée Borgia. Il s'ensuit qu'ils ne sont pas des additions, mais des corrections. Le manuscrit de Paris offrait J 3s lacunes qui ont été comblées, d'après le prototype du manuscrit du Musée Bor-
ia. H y a cependant des passages, comme le présent, qui figurent en marge des ;ux manuscrits. Ce sont souvent des titres, des résumés ou des éclaircissements.
(6) I Cor., xi, 19.
(7) Matth., xviii, 7 .
(8) Jérémie, xxin, i5. Ce passage figure dans le texte du ma. de Rome.
LA D1DASCAL1E. — 9
Toute l'attention de Dieu s'est détournée du peuple (juif) sur l'Eglise. Par le ministère de nous autres, apôtres, il s'éloigna du peuple (juif) et l'abandonna, comme il est écrit dans Isaïe qu'il abandonna son peuple, ceux de la maison de Jacob: Jérusalem a été abandonnée, et Juda tomba, leurs langues sont dans V iniquité (i) et ils n'obéissent pas au Seigneur (2), /abandonnerai la vigne et voilà que votre maison sera abandonnée (dévastée) (3).
(Cette section) montre que Dieu abandonna le peuple des juifs et le temple (4), et vint à l'Eglise des nations.
Il abandonna donc ce peuple, et remplit l'Eglise qu'il regarda comme une montagne habitée, un trône de gloire, une maison élevée, comme il le dit dans David : Montagne de Dieu, montagne grasse, montagne aux sommets élevés (5). Que pensez-vous de la montagne aux sommets élevés ? C'est la montagne que le Seigneur a choisie pour y habiter, le Seigneur y habitera toujours (6). Vous voyez comment il demande aux autres : Que pensez -vous? à ceux qui croient faussement à plusieurs Eglises; il n'y a qu'une montagne où le Seigneur habite. — Il dit encore dans Isaïe : Aux" derniers jours, la montagne, demeure du Seigneur Dieu de Jacob, sera installée au haut des montagnes, elle sera élevée au-dessus des hauteurs [100], toutes les nations y afflueront. Beaucoup de peuples y viendront et diront: Montons à la montagne du Seigneur et à la maison du Dieu de Jacob; il nous apprendra ses voies et nous y marcherons (7). Il dit encore : 77 y aura des signes (8) et des prodiges sur le peuple de la part du Seigneur Sabaoth, qui demeure sur la montagne de Sion (9). Il dit encore dans Jérémie : trône élevé, maison de notre sanctification (10). Puisqu'il a abandonné le peuple (juif), il ne leur laissa aussi qu'un
i 1 ) Ai 7X5>oaat aùxôv p.6Ta àvojuaç- Voir le texte des Septante.
(2) Isaïe, 111, 8.
(3) Isaïe, v, 6 et 9, et Matth., xxm, 38.
(4) Au lieu des mots : le peuple juif et le temple,\es C. A. emploient l'expression : la synagogue : ' ' AKo£\rfei<rf,ç -yàp ttîç aova*yci)piç rri; 7tcvr,pôcç bnè xuptou toû ©eoû.
(5) On remarquera que le syriaque a conservé ici le mot pluriel hébreu . Gesenius traduit par : mons gibborum, Thésaurus, p. 259.
(6) Ps. lxvii, 16-17.
(7) Isaïe, 11, 2-3.
(8) èVrai et; on^ela.
(9) Isaïe, vjii, 18.
(io)Jér., xvn, 12.
temple dévasté, il déchira le voile (du temple) et en enleva le saint Esprit, qu'il envoya à ceux des gentils qui crurent, comme il ledit par Joël : Je verserai de mon esprit sur toute chair (i). Il enleva donc l'Esprit saint, la puissance de la parole, et tout le service (2) à ce peuple et l'établit dans l'Eglise. De la même manière Satan aussi, le tentateur (3), s'éloigna de ce peuple et vint contre l'Eglise ; il ne tente plus ce peuple, qui, par ses mauvaises actions, tomba dans ses mains; mais il s'occupe de tenter l'Eglise et d'y accomplir son œuvre. Il lui suscite des afflictions, des persécutions, des blasphèmes, des hérésies et des schismes. Avant cette époque (4), il y avait des hérésies et des schismes dans ce peuple (juif) (5), mais «maintenant Satan, par son opération perverse, fait sortir ceux qui appartiennent à l'Eglise et produit des hérésies et des schismes.
Sur Simon le Magicien.
Le commencement des hérésies (6) arriva ainsi : Satan entra dans un certain Simon, qui était magicien, et avait été diacre (ministre) (7). Lorsque nous autres, par le don du Seigneur Dieu et la puissance du Saint-Esprit, nous faisions des prodiges de guérison à Jérusalem et que, par l'imposition des mains, la participation du Saint Esprit était communiquée à ceux qui s'approchaient (8), (Satan alors) nous offrit beaucoup d'argent, et, comme il avait privé Adam de la science de la vie à l'aide de la nourriture de l'arbre, il voulait aussi nous priver du don de Dieu, par une offrande d'argent, et saisir nos esprits par l'offre de biens, afin que nous échangions et lui donnions pour de l'argent la puissance du Saint-Esprit. A cette demande, nous fûmes tous émus, et Pierre regarda ce Satan
(1) Joël, h, 28.
(2) Tout service divin agréable à Dieu. Les C. A. portent : Ttàaxv -^àp 5uvaatv Xo'-j'cu xat évsp-f&iav xal ttjV ftoiav £s iTZiaxoT.rw àrcetpaçô Otà; èx t&0 Xaou.
(3) Les manuscrits portent tous deux en marge : (ce passage) montre qu'il (Satan) abandonna le peuple des juifs et vint contre l'Eglise. — C'est un titre.
(4) G. A., vi, chap. vi.
(5) Les C. A. citent comme exemples les Sadducéens, les Pharisiens, les Basmothéens, les Hémérobaptistes, les Ebionites, les Esséens (Esséniens).
(6) G. A., vi, chap. vu.
(7) Les C. A. portent : 2y.«va riva olizo IYrOwv oôxw xaXcuuivYic x.(ù\tr6 2ap.apsa, ) Téxvip p.oé'YOv,èv$'jGa t usvoç à ^tàëoXoç uwepéTnv aùrcG rSiç p.oxÔ*)pâç "fVCùp.Tiiç MworniaaTO. es détails sur Simon se trouvent, avec bien d'autres, dans les Apocryphes, en articulier dans les Récognitions (II, 7). Cf. Eusébe, Hist. eccl., II, i3.
(8) D. L. recommence ici, p. 60.
MM
qui demeurait dans Simon et lui dit : Que ton argent aille a
à la perdition et tu n'auras pas de part à ce discours (à ce don que tu demandes) (i).
[101] Des faux apôtres.
Quand (a) nous eûmes divisé le monde en douze parties, et que nous fûmes sortis chez les gentils par tout le monde pour prêcher le Verbe (3), alors Satan excita le peuple (juif) à envoyer après nous de faux apôtres pour la destruction du Verbe (4). Il Ht sortir du peuple (juif) un certain, du nom de Cléobius, il l'adjoignit à Simoo, ainsi que beaucoup d'autres après ceux-ci . Ceux de Simon s'attachèrent à moi, Pierre; ils venaient pour détruire le Verbe. Quand il (Simon) arriva à Rome (5), il troubla beaucoup l'Eglise; il détournait de nombreux (fidèles), il prétendait pouvoir voler (6), et captivait les gentils qu'il étonnait par la puissance de ses opérations magiques. Un jour, je sortis et le vis voler dans l'air; je m'arrêtai et dis : « Par la puissance du nom de Jésus, je coupe tes forces ». 1! tomba et le talon de son pied fut brisé (7). Alors beaucoup s'éloignèrent de lui, et d'autres, ses semblables (8), avec lui. C'est ainsi que cette première hérésie fut fondée et exista. Le démon opérait encore par les autres faux prophètes.
Tous avaient une (même) loi sur la terre (9), de ne pas obéir à la loi (au Pentateuque) et aux prophètes, de blasphémer Dieu Tout-Puissant, de ne pas croire à la résurrection. Sur d'autres sujets, ils enseignaient et agitaient beaucoup de doctrines (10). Beaucoup d'entre
{1) Actes, rut, ao-ai.
(a) G. A., n, chap. toi.
(3) D'après certaine tradition, André évangélisa les Cynocéphales (Ethiopien)] Philippe la Pisidie ; Barthélémy l'Arménie ; Matthieu les Parthes ; Thomas les Par< thés, les Mèdes, les Hindous, etc. Chronique de Michel le Syrien, t. I, pp. i46-i5s. Cf. Eusèbe, HUt. ecct., m, 1.
(4) Ad intaminationem verbi. D. L.
(5) C. A., vl, chap. ix. L'auteur des C. A. développe beaucoup le chapitre précédant en citant tous les premiers hérésiarques et en montrant qu'il connaît les Apocryphes relatifs à Simon le magicien. On pourrait en dire autant des chapitres
(6) Il prétendait pouvoir voler manque dans C. A. et D. L.
(7] Lire Ethtebar man. — Fémur pedis sui fregit. D.L, — 2uïTfiS(T«t to îi"(n *sù tûi ittSûv toù; T«fooii;. C. A.
|8) Molàmot: î\ im rinC ïmt.
(9) G. A., vi, chap. x. Cf. chap. ixvi. 'Ex'urti; = œqualiter, a été lu par le ■«docteur syrien : 'ejù pi; =sur ta terre,
(10J Cetera autein diverse per doctrînas suas inspergebanf . Ci. L,
eux enseignaient que personne ne devait prendre de femme, et disaient que c'était sainteté pour un homme de ne pas prendre de femme ; par la sainteté, ils prônaient leurs inventions hérétiques (i). D'autres enseignaient que personne ne devait manger de ehair, ils disaient qu'il n'était pas nécessaire à l'homme de manger ce qui avait eu vie. D'autres disaient que l'homme n'était coupable que de manger de la chair de porc, mais qu'il devait manger les chairs purifiées par la loi (que la loi juive déclarait être pures), et se faire circoncire comme dans la loi. D'autres enseignaient différemment, engendraient des disputes et troublaient les Eglises.
Fin du chapitre vingt-troisième.
(i) Les G. A., ont un sens analogue : U'(ùç oêjavoi Ttveç ttjv TcovTjpàv aùrôv *|vto k u.TiV àç à;ioict<rro4 JEapaS'fc;(8^ vat ^o"Q<J«ot. D. L commet un contre-sens : per castilalem scnsus suos ad haeresim detulerunt.