‹ La digitalineChapitre 4 sur 11 · PROPRIÉTÉS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES

La digitaline est plus pesante que beau, sa densité spécifique, obtenue par la méthode du flacon, égale 1,248.

La digitaline cristallisée est inaltérable à l’air, elle n’est pas hygrométrique : après une exposition prolongée à la température de -f- 100° centig., nous n’avons constaté qu’une perte de 1/20 sur une digitaline déposée de la solution alcoolique à la température ambiante et qui était restée à l’air libre. La lumière polarisée n’est pas déviée par la digitaline pure, ainsi qu’il résulte d’expériences faites avec une solution de 5 gr. pour 50 centim. cubes d’alcool à 80° centig. Celle-ci s’est montrée tout à fait inactive aux polarimètres de Dubosc et d’Hoffmann.

La digitaline ne subit pas une fusion franche lorsqu’on la soumet à l’action de la chaleur; vers -f- 120° centig. elle s’agglutine en adhérant aux parois du tube, prend une teinte jaune paille, un aspect demi-transparent, et se boursoufle en formant un champignon; à -f- 180° elle brunit, son odeur se modifie, elle devient en partie insoluble dans l’alcool; en un mot, elle est altérée.

Sur une lame de platine, elle brûle en fusant avec une flamme jaunâtre un peu fuligineuse et répand une odeur analogue à celle de l’oliban. Le charbon adhérent à la lame de platine peut être brûlé complètement par l’addition de quelques gouttes d’acide nitrique.

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