‹ La Dilatation de l'UrètreChapitre 16 sur 29 · AU-DESSUS · texte numérisé non relu

AU-DESSUS

Si le calcul n'’obstrue pas complètement la lumière du conduit, il est possible de passer entre iui et la paroi une fine laminaire, qui aurait ainsi prise directe sur le calcul.

L'obs:rvation 11 en est un exemple. Une iaminaire 7, de 6 centimètres de long, arrêtée d’abord à 3 cm. par le calcul, pénètre ensuite tout entière. L’expulsion s'est, très vraisemblablement produite, très vite, dans les heur2s suivantes.

Cette manière d'agir est à la fois la plus et la moins sé-

duisanie, Elle permet une sorte de prisé directe sur le cal-

ns

cul, elle risque le coincement de l'instrument dilatant entre le calcul et l’uretère. Il est donc nécessaire qu’elle soit très surveillée et menée très prudemment. Une laminaire coincée derrière un calcul, qui ne se laisse pas abaisser, aboutit fatalement, si on fait effort pour la retirer à tout prix, soit à la

déchirure de l’uretère, soit à la rupture de l’instrument.

Causes d'éche

Nous avons relevé deux échecs, chez les malades des observations vi et IV. Ell?s constituent des cas très particuliers, mettant les calculs uretéraux au-dessus des ressources

de la thérapeutique non sanglante. Ces cas sont :

Observation vi. — Calcul uretéral incrusté dans la muqueuse.

Observation IV. — Calcul de l’uretère gauche, dont le

rein correspondant est exclu.

Dans le premier cas, le calcul diagnostiqué, ne progressant pas malgré des multiples applications de laminaires (en général un: ou deux suffisent), on intervient chirurgicalement, et on tomba sur un calcul très adhérent, qu’on a peine à décoller d’une muqueuse avec laquelle il fait corps par de multiples aspérités.

Dans le deuxième cas, calcul de l’urstère gauche avec rein exclus, la poussée urinaire et la coniractilité uretérale manquant, le calcul, sur lequel n'agit aucune force le pous-

sant à descendre, ne s’élimine pas, malgré la dilatation.

Moyens adjuvants

L'emploi de la laminaire ne s'oppose pas à l'emploi concomitant d’autres moyens, qui suffisent parfois à eux seuls à déterminer l’expulsion des calculs uretéraux.

Il en est trois particulièrement importants.

A) Le massage rectal, et surtout le massage vaginal, lorsque le calcul est situé dans les derniers centimètres de l’uretère. Chez les sujets maigres, à paroi souple, on arrives à prendre en quelque sorte le calcul entre les doigts. |

Des mouvements des doigts, se dirigeant en bas et en dz:dans, neuvent faciliter singulièrement l’expuision de ces calculs, après que l'urstère sous-jacent a été convenablement

dilaté à la laminaire.

B) La polyurie provquée. — Dans tous les cas, la production d’une forte polyurie, comme en produit une rapide absorption de boisson — deux litres d’sau de Vittel ou d’Evian en quelques heures, par exemple —. Le cidre bouché a en Normandie la réputation de faciliter l'expulsion des calculs, et notre Maître le prescrit volontiers. Encore le moyen ne

doit-il pas s'adresser à des malades trop fortement infectés.

C) La distension vésicale, jusqu'aux violents besoins d’uriner, selon la méthode de Pasteau, excite les contractions d= l’uretère; elle mérite d'être pratiquée une fois dans les vingt-

quatr: heures qui suivent l'application des tiges de laminaire.

La dilatation par laminaires

dans les rétrécissements de l’uretère

L'emploi des laminaires présente ici des avantages incontestables.

Soit dans les rétrécissements franchissables, où l’introduction d’une laminaire du plus gros calibre admis, va très rapidement 12 dilater a un calibre relativement considérable. ‘ Soit que le rétrécissement soit infranchissable, la dilatation de l’uretère sous-jacent, au contact du rétrécissement, arrivera dans certains cas à permettre plus tard d° le franchir, et le traiter comme dans le cas précédent.

Soit enfin, dans les cas, tels certaines dilatations kystiques de l’2xtrêmité inférieure de l’uretère, où tout cathétérisme est impossible, et où les laminaires, après usage très prudent de la fulguration pour créer un orifice, assurent le calibraeg de celui-ci.

Nous avons réuni six obs=rvations de rétrécissements de l’uretère traités par laminaires. Ce sont :

2 rétrécissements inflammatoires (obs. vIII et 1x).

4 rétrécissements cicatriciels, dont :

2 après urétérotomie pour calcul (obs. VI, vIr);.

2 après urétéro-cysto-néostomie pour fistule (obs.

XS 0):

2 rétrécissements avec dilatation de l'extrêmité infé-

rieure de l’uretère (obs. XII et XIII).

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