‹ La Dîme Écclésiastique au XVIIIe siècleChapitre 12 sur 98 · VAS ES · texte numérisé non relu

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payées, non pas à l’église paroissiale, mais à l'église située sur le fisc lui-même ‘.

Le mode de perception de la dime, comme aussi sa sanction, furent l'objet de règles spéciales. Les collecteurs devaient prendre en note les noms de ceux qui la payaient régulièrement et les noms de ceux qui ne la payaient pas *. On choisissait, pour servir de témoins, quatre ou huit hommes, ou plus, parmi les meilleurs de chaque paroisse *, Les fidèles qui refusaient la dime recevaient trois sommations successives ; s'ils la refusaient encore, Fentrée de l'église leur était interdite ; pour vaincre leur obstination croissante, les officiers publics les frappaient d’une amende de six sols au profit de l’église, tout en continuant d'exiger l'intégralité de la dime. Devant un troisième refus, on punissait le coupable par la clôture de sa maison avec défense d'y entrer. S'il ne craignait pas d’outrepasser cette défense, il était saisi et emprisonné jusqu’à la réunion du plaid prochain, qui le contraignait à payer tout à lafois la dime et les six sols d'amende dus à l'église, et l’amende d'usage due au comte partout condamné #.

Ainsi qu’on l’a vu, la dime était payée de tous les fruits, eten nature. Quelquefois cependant elle était

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