‹ La Dime Ecclésiastique en FranceChapitre 76 sur 93 · N° VII · texte numérisé non relu

N° VII

Création du Comité d'administration de l’agriculture.

Le Comité d'administration de l’agriculture est l'ancêtre de notre conseil supérieur de l’agriculture. Mais ila très peu vécu. Jusqu'en 1761 l’agriculture ne figurait pas dans la nomenclature administrative ; elle était mêlée aux Finances, au Commerce, à l'Industrie. Mais le mouvement physiocratique eut des conséquences salutaires. En 1761 fut instituée à Paris et dans les principales généralités, une société royale d'agriculture. La même année, Bertin étant Contrôleur général des finances, l’agriculture prit une petite place au Contrôle général sous le nom de « Examen des projets d'agriculture et de commerce ». En 1763, de-Laverdy, ayant succédé à Bertin, l’agriculture fut placée sous la direction d’un premier Commis nommé Parent. À l'avènement de Calonne, le Bureau de l’agriculture forma un département ministériel spécial, confié au-maitre des Requêtes Gravier de Vergennes, neveu du ministre des Affaires étrangères. Plusieurs réformes ayant été entreprises depuis 1760 (notamment sur FPExportation des grains, les défrichements), le Gouvernement avait fait appel à la science de plusieurs savants. En juin 1785, Calonne, dans le même but, s’entoura de membres de l’Académie des Sciences ; on reconnut l'utilité de cette pratique, et le département de l’agriculture soumit une note au Contrôleur général proposant d’instituer un Comité permanent d'administration de Pagriculture, sous la présidence de M. de Vergennes. Ce projet fut adopté et une dotation de 3.000 livres fut donnée à la Commission.

Les membres en furent :

M. DE VERGENNES, président.

Tizzer, membre de l’Académie des Sciences et de la Société d’agriculture de Paris.

Darczr, professeur au Collège de France.

Porssonnier, membre de l’Académie des Sciences.

Lugerr, 1 commis au département des Impositionsde l’agriculture.

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