I — BACTÉRIOLOGIE
Il y a quelques années, la diphtérie était considérée comme une maladie toxi-infectieuse, causée par un bacille présentant toujours les mêmes caractères, ne se trouvant jamais qu'au niveau des fausses membranes, et n'abaissant sur l'économie que par les poisons qu'il sécrète.
Cette conception un peu simpliste, conforme aux faits de la médecine expérimentale, mais uniquement à eux, ne répond peut-être pas à toutes les manifestations de la diphtérie chez l'homme. En ce qui concerne le bacille lui-même, l'accord n'est pas encore fait, car on décrit sans aucun. doute comme « bacille diphtérique » des formes bacillaires dont le rôle pathogène n'est pas encore définitivement connu et qui peut-être ne sont pas diphtériques ; d'autre part, la diphtérie n'est probablement pas toujours une maladie purement locale; la présence du bacille a été constatée dans la plupart des viscères; nul doute que les faits ne se multiplient.
Enfin, si dans l'expérience de laboratoire la diphtérie peut être étudiée dans toute sa pureté, c'est-à-dire sans l'adjonction de microbes associés, il faut bien convenir que ce n'est pas sous cet aspect que se présente la diphtérie humaine, où les microorganismes septiques altèrent l'aspect clinique des muqueuses, modifient sa marche, provoquent des
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accidents extra-diphtériques, et peuvent amener la mort par septicémie médicale.