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CHAPITRE XII

DIAGNOSTIC DU CROUP D'EMBLÉE. — LARYNGITE DIPHTÉRIQUE SANS FAUSSES MEMBRANES APPARENTES

Nos cliniciens les plus éminents ne sont pas d’accord sur la fréquence du croup d’emblée relativement au croup ordinaire avec exsudats membraneux apparents.

« Je ne nie pas, a dit Trousseau, que le croup puisse débuter par le larynx, mais je soutiens que c’est là un fait rare et exceptionnel1. » En formulant cette maxime clinique, Trousseau ne faisait que propager les idées émises par son maître Bretonneau en 1818, dans son premier travail sur la diphtérie.

Guersant, après avoir soutenu d’abord la fréquence du croup d’emblée, s’était rangé ensuite à l’opinion de Bretonneau et de Trousseau, à savoir que 19 fois sur 20 la maladie débutait par le pharynx, pour s’étendre ensuite au larynx.

Rilliet et Barthez n’accceptèrent pas que la proportion des croups d’emblée fût aussi réduite que le pensaient Bretonneau et Guersant. « De l’ensemble des faits, concluent Rilliet et Barthez, il résulte que la proportion indiquée par Guersant, qui porte seulement à un vingtième le nombre des enfants chez lesquels le croup débute par le larynx, est beaucoup trop faible2.

1 Clinique médicale de l' IIôtcl-Dieu de Paris, t. I, p. 447, édition de 1882.

* Hillict et Barthez, t. I, p. 291.

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