‹ La Diphthérie aux Armées: En 1915-1916Chapitre 14 sur 26 · AE EU · texte numérisé non relu

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causes principales de mort dans la diphtérie. Elle est extrêmement variable comme évolution, depuis la véritable myocardite aiguë, «le cœur forcé » que présentent certains individus qui arrivent à l’ambu— lance après six ou huit jours de maladie pour y mourir, jusqu'aux malades qui font une myocardite évoluant lentement et ne donnant des symptômes que plusieurs semaines après le début de la maladie.

Les observations suivantes concernent des myocardites aiguës :

OgservarTion XVI (Empruntée au travail de Buy).

G..., J..., entré le 14 juillet et décédé le lendemain. À son arrivée, malade anémié, très asthénique. Vient d'une ambulance où le diagnostic de diphtérie a été confirmé.

Le pouls est faible, rapide (130); les premiers bruits du cœur étouflés, la matité cardiaque est augmentée, la quantité d'urine très diminuée; pas de vomissements.

Malgré caféine, huile camphrée, etc., le malade s'éteint sans se plaindre et sans avoir l’air de souffrir après quarantehuit heures de séjour.

Nous verrons plus loin (obs. XIX) l'observation d’un individu fattemt de myocardite à allure subaiguë évoluant en même temps qu'une paralysie diphtérique.

Nous n’avons pas d'observation de thrombose cardiaque.

Les paralysies diphtériques constituent avec l’albuminurie et les troubles cardiaques les plus fréquentes complications de la diphtérie. Elles sont

extrêmement variables comme intensité, comme étendue, comme durée, comme gravité.

La plus fréquente de toute est la paralysie du voile que nous avons observée 12 fois sur 73 malades, sans compter 2 polynévrites qui avaient également une paralysie du voile.

Elle se rencontra surtout dans les angines graves où elle fut souvent très précoce, apparaissant dès le quatrième ou le emquième jour (obs. XID); d'autre fois, même dans les angines malignes, elle ne se montra que vers la deuxième semaine. Dans les angines bénignes, elles apparait moins souvent; elle est, en général, tardive et peu grave, souvent unilatérale, lorsque l’angime a été unilatérale. La paralysie du voile est souvent la première manifestation dont s'aperçoit le malade, l’angine ayant passé entièrement inaperçue où ayant été prise, même par le médecin, pour une angine banale non diphtérique. Cette remarque s’applique, d’ailleurs, non seulement à la paralysie du voile, mais à toutes les paralysies diphtériques. Nous en donnerons plus loin des exemples.

Nous n’insisterons pas sur les symptômes de la paralysie du voile : troubles de la déglutition et de la phonation, -reflux des aliments liquides par le nez, aspect du voile à l’examen direct, qui sont bien connus.

La paralysie de l'accommodation, souvent consécutive à la paralysie du voile, est pour beaucoup, pathoenomonique de la diphtérie. Nous l'avons observée chez plusieurs malades et nous rappelerons sans insister, que l’œil diphtérique est caractérisé par la .

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