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QUAND ON LA PRATIQUE CHEZ DES INDIVIDUS MALADES

On pouvait se demander si la réaction de Schick, dont la valeur est indiscutable quand on la pratique chez des sujels sains, gardail la même valeur quand on la recherche chez des sujels déjà malades, atlemnts d'une affection aiguë ou chronique quelconque.

« Cerlains auleurs avaient prétendu que les tuber-

LAPAEE

culeux réagissaient positivement non seulement à la tuberculine, mais encore à la toxine diphtérique. Ils en avaient conclu que cette réaction était due à une hypersensibilité dela peau des tuberculeux aux diverses toxines: Schick et Magyar, en se basant sur les observalions de 315 enfants, soumis à Ja fois à l'épreuve de la tuberculine el de la loxine diphtérique, n’ont pu confirmer celle opinion. Les résultats furent en effet concordants dans 162 cas et discordants dans 133. » (Schicket Magyar). Karasawa et Schick ont hache si la rougeole et l'influenza pouvaient exercer une influence sur laréaction et sont arrivés à des conclusions négalives. Il a semblé à MM: Aviragnel, Weil Hallé et P.L. Marie que la réaction chez les rougeoleux pouvait être modifiée et devenir momentanément posilive, mais ils reconnaissent que leur pelit nombre d'expériences ne les aulorise pas encore à des conclusions fermes. Il faudrait d’ailleurs pour que la réaction perdit sa valeur, démontrer que dans ce cas la R. S.' est positive alors. que le sérum contient 1/30. d'unité anlitoxique; sila R. S. devient posilive parce que la quantité d'antitoxine diminue au dessous de 1/30 d'unité antitoxique sous l'influence de

la rougeole elle garde toute sa valeur.

Nous avons vu que, pour la coqueluche, aucun des enfants à réaction négative n'avait eu la diphtérie et que seuls en avaient été atteints certains enfants. présentant une réaclion positive.

Messieurs Jules Renault et P.-P. Lévy citent le cas

LD

d'un enfant de deux ans qui « présentait l'aspect lamentable d'un grand rachilique » el élait dans un élat de cachexie très grave. Cet enfant, porteur de germes, avait une R. S. négalive (il avait d’ailleurs eu la diphtérie un an auparavant). La diphlérie éclata dans la salle où se trouvait cet enfant en compagnie de dix autres : trois enfants furent atteints. On pouvait se demander si cel enfant, affaibli, eachectique, en plus porteur de germes,

pe serait pas alleint, auquel-cas la R. S: aurait été en

défaut. Mais cel enfant échappa à la maladie et celà

montre que la R. S., même chez des sujets minés par une maladie chronique el grave, garde loute sa valeur.

La réaction de Schick semble donc, jusqu'à preuve du contraire avoir aütant de valeur quand on la pralique chez des sujets malades que lorsqu'on la recherche chez

des individus sains.

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